Parti Communiste International

Il Programma Comunista 1957/20

Triviale résurrection de l’Illuminisme 

De la théologie à l’illuminisme

En plaçant la Terre au centre de l’Univers, la conception illustrée par Aristote, Thomas d’Aquin et Dante établissait une séparation absolue, une hiérarchie métaphysique entre le monde terrestre et le monde céleste. Le premier y apparaissait changeant, corruptible et exposé aux atteintes de l’Homme, le second incorruptible, intouchable et interdit par principe et pour l’éternité au corps de l’Homme, ce ver de terre.

Où était la limite entre ces deux mondes ? Il est étrange que les catholiques ne l’aient pas établie, du moins à notre connaissance. Mais puisqu’aucun mythe ancien n’est purement poétique, nous pouvons assimiler la sphère de feu que Dante plaçait au-dessous du ciel de la froide lune à ce que les savants actuels appellent la ionosphère et mésosphère, piste de danse de charges et de radiations à demi inconnues, située à un millier de kilomètres de la superficie de la terre.

S’il est vrai que le satellite russe ait atteint les 900 kilomètres, sur toute son orbite ou, plus vraisemblablement, sur une partie de celle-ci, il n’est pas encore sorti des limites que Thomas d’Aquin assignait au monde corruptible, et le Vatican n’est pas tenu de l’excommunier. L’Homme n’a pas violé le Ciel.

Depuis longtemps, la conception moderne partie de Copernic, Galilée, Kepler et Newton a abattu cette limite métaphysique entre monde terrestre et monde céleste. L’Église elle-même ne condamne plus cette opinion bien assise que les transformations de la matière qui se produisent sur la terre affectent également les corps célestes, qui, de témoins impassibles, deviennent ainsi acteurs du devenir universel. On a découvert que le ciel n’était pas immuable, et Newton a compris que le même principe expliquait le poids et les mouvements des corps sur la terre, et la gravitation des astres. Dans sa Philosophiae naturalis principia mathematica, il montra comment la lune (et tout autre satellite ou planète) tourne éternellement autour de la Terre, sans jamais y tomber, sa course sur l’orbite équivalant à une succession de très petites chutes, sans que pourtant le corps exerçant l’attraction soit jamais atteint. Est un corps pesant non pas ce qui tombe, mais toute parcelle de matière soumise à l’attraction : c’est ainsi que l’objet qui flotte, le ballon aérostatique ou la pierre lancée en l’air ne cessent pas d’être soumis à la pesanteur. Dans ces cas, comme dans celui du satellite, le mouvement résulte de la combinaison (que l’on appelle justement résultante en mécanique) de l’action de la pesanteur d’une part, et, de l’autre, de forces telles que la poussée, la vitesse imprimée par le lancer, ou la force centrifuge (opposée à l’attraction centripète) qui se développe quand un mobile décrit une trajectoire courbe au lieu d’une ligne droite.

La lune ne tombera jamais, sans avoir pour autant besoin de force, d’impulsion, d’énergie mécanique ou de l’administration d’une énergie motrice : entre son poids (ou mieux l’attraction vers la terre) et la force centrifuge, il existe en effet un équilibre qui lie sa stabilité dans le ciel à la rapidité de son mouvement, dont Kepler a déduit les lois de l’étude des positions successives des astres.

La science moderne ne fait donc plus aucune différence de principe entre le poids d’un corps à la surface de la terre et la force qui maintient la Lune en équilibre sur une orbite fixe par rapport à la Terre.

Depuis que l’on suit non plus Aristote, mais Galilée et Newton, un satellite observant les lois de Kepler ne diffère plus en principe d’une pierre qui tombe ou roule parmi nous.

Ces notions appartiennent à l’humanité depuis les débuts de l’ère moderne ; leur apparition a précédé les grandes révolutions libérales bourgeoises et leur idéologie illuministe, opposée au principe théologique d’autorité.

Les satellites lancés par les Russes vérifient donc les lois découvertes au début du mode de production capitaliste ; la théorie et la technique utilisées pour ces entreprises appartiennent à la superstructure illuministe et anti-scolastique de ce mode de production.

Kepler contre la propagande

Quel rapport entre le satellite artificiel et les lois de Kepler ?

Le 4 Octobre, le communiqué officiel de Moscou, annonçant le lancement du premier satellite indiquait seulement que le corps accomplissait sa révolution en 95 minutes et qu’il « suivait une trajectoire elliptique à une hauteur d’environ 900 kms ». Il ajoutait que la vitesse « imprimée » à l’engin était de 8 000 mètres à la seconde. Ce qui eût été utile, pour la culture des non spécialistes, eût été de fournir toutes les données théoriques AVANT le lancement, pour qu’ils puissent voir si elles étaient vérifiées par l’observation. Au minimum, on aurait dû indiquer le grand et petit axe de l’orbite. Au lieu de cela au moment du lancement on ignorait encore les extrêmes ! C’est que dans la phase historique actuelle, les conquêtes de la science ne servent qu’à abrutir plus encore les masses, que l’on courtise de toutes parts, mais dont tout le rôle se réduit, pour leurs adulateurs, à ouvrir la bouche jusqu’aux oreilles !

La loi qu’il était cependant donné de vérifier était la troisième loi de Kepler1. S’appuyant sur les données certaines concernant notre unique satellite, il s’agissait de voir si le rapport des CARRÉS DES TEMPS DE RÉVOLUTION respectif de la Lune et du Spoutnik était bien égal au rapport des CUBES DE LEURS DISTANCES AU CENTRE DE LA TERRE.

Pour la Lune, la distance moyenne est de 60 rayons terrestres, c’est à dire de 384 000 kilomètres Son temps de révolution est de 27 jours 7 heures, soit 655 heures.

Si, comme il semble, le Spoutnik accomplit sa révolution en 96 minutes, c’est à dire en 1 heure 36 minutes, le rapport du carré des deux temps est d’environ 169 000. Puisqu’il doit être égal à celui des cubes des distances, on trouve que le satellite est à 1,086 rayon du CENTRE de la terre, c’est à dire à 550 kilomètres seulement de sa surface. Inversement, pour une hauteur moyenne de 900 kilomètres, le temps de révolution aurait été, selon Kepler toujours, de 104 minutes au lieu de 96, ce qui donne une vitesse moyenne de 7,3 kilomètres à la seconde au lieu des 8 annoncés. Comme on voit, les lanceurs du Spoutnik se comportent tout comme les poissonnières du marché ; avec eux, il faut en rabattre sur les chiffres, comme avec elles, sur les prix ! Et voilà de quelles exagérations bien peu scientifiques est nourrie la campagne sur le satellite !

Le 4 Novembre, le public apprenait sans préavis le lancement du second Spoutnik. Le communiqué, comme de bien entendu, était à nouveau plus politique que scientifique : l’engin « accomplit sa révolution en 102 minutes, à une hauteur de 1500 mètres » la vitesse restant de 8000 mètres à la seconde Ce temps coïncidait assez bien avec les 104 minutes calculées par nous. En outre, les petites histoires que la chienne du second Spoutnik2 s’accompagnaient de cet aveu que les hauteurs indiquées étaient toujours des maxima, le minimum ne dépassant pas 200 kilomètres !

L’effet cherché, en ne donnant officiellement que les maxima était d’impressionner le public à la fois par les hauteurs atteintes et par les grandes vitesses « obtenues ». Il est vraiment grossier, si l’on a compris que grande vitesse SIGNIFIE faible altitude ! La Lune qui, comme on a vu est à une distance moyenne de 59 rayons terrestres de la surface de notre globe, va doucement 1 kilomètre à la seconde ! Par contre, selon les lois de Kepler, un satellite qui, hypothèse extrême tournerait à un rayon du centre de la terre, c’est à dire en effleurant les eaux de la mer (et, autre supposition absurde, non pas dans l’air, mais dans le vide) accomplirait sa révolution en 85 minutes, et sa vitesse serait donc de 7,9 kilomètres à la seconde. Elle ne diffère pas beaucoup de celle que nous avons calculée pour le premier Spoutnik, en ramenant sa hauteur à 550 kilomètres, et en conservant le temps officiel de 96 minutes : 7,5 à la seconde !

Si le satellite russe ne subissait pas d’autres effets que celui de Kepler, il devrait ACCÉLÉRER justement en se RAPPROCHANT de la Terre En réalité, aussi paradoxal que cela puisse paraître, plus la vitesse est grande, plus le RALENTISSEMENT est proche : car plus elle est grande, plus aussi l’orbite de l’engin se resserre autour de l’atmosphère plus dense de la Terre, dans laquelle il finit par pénétrer.

La grande vitesse signifie donc non seulement la basse altitude, mais la chute !

Corps céleste, ou projectile terrestre ?

Dans le vide, le mouvement keplérien ne ralentit jamais, entre des extrêmes de distances et de vitesse qui sont constants. Une des caractéristiques qui autoriserait à classer le satellite parmi les corps célestes, ou, de façon moins métaphysique, parmi les mouvements relevant de la mécanique céleste et non de la balistique externe3 serait donc son maintien sur une orbite fixe : or le Spoutnik se comporte comme une petite étoile de cinéma qui, après avoir été lancée, menace à chaque instant de tomber.

Dans la pensée moderne, aucune limite absolue, aucun « rideau de fer » ne sépare plus les deux domaines sus-mentionnés du savoir. La distinction subsiste pourtant, sur la base des différences des ordres de grandeur (distances) selon que l’on considère le premier ou le second : le changement quantitatif est en même temps un changement qualitatif, selon la dialectique de HEGEL, qui restait lui aussi un idéologue du mode bourgeois de production.

Ce n’est pas seulement la précarité et l’incertitude de son mouvement (ni son besoin d’une réclame publicitaire) qui fait de l’ « objet en question » (comme disait le Ned Land de J. Verne, avant de savoir s’il avait à faire à une baleine ou à un sous-marin) non pas un corps céleste, mais un projectile terrestre : c’est la disproportion entre l’ordre de grandeur de son diamètre et de sa distance à la terre, et ceux qui sont fournis par la statistique céleste.

Même si sa distance à la terre était de 900 kilomètres le Spoutnik n’aurait encore été qu’à un septième de rayon terrestre de nos têtes, contre les 59 de la Lune, 400 fois plus près !

Si l’on cherche dans les données astronomiques quel est le plus petit ordre de grandeur en ce qui concerne la distance d’un satellite ou d’une planète à son corps attracteur, on trouve que PHOBOS, la lune de Mars est à 2,77 rayons du centre, c’est à dire 1,77 de la surface de la planète, soit dans ce cas 6000 kilomètres. Qu’est-ce donc que les 550 kilomètres du Spoutnik, quand la statistique céleste nous donne une grandeur minimum onze fois supérieure.

En conclusion, les hommes pourront dire avoir construit artificiellement un corps de mouvement keplérien lorsqu’ils seront parvenus à l’envoyer à une distance d’un rayon terrestre de la surface de leur planète !

En ce qui concerne les diamètres, maintenant, les plus petites planètes naines – ou astéroïdes comprises entre les orbites de Mars et de Jupiter, et que l’on considère comme les fragments d’une grande planète ayant fait explosion, atteignent l’ordre de grandeur de dizaines de kilomètres (Le plus grand, Cérès, a 780 kilomètres, la moitié du diamètre de la Lune). Le satellite artificiel ne pourra donc pas se contenter de 83 centimètres !… Nous proposons cette définition pour un satellite véritable : ne pas avoir un diamètre inférieur à celui de l’ex-satellite terrestre de Moscou, la république de San Marino, qui n’atteint pas dix kilomètres !

Une vitesse réduite, une grande période de révolution (et donc la possibilité d’en étudier le mouvement exact au télescope) voilà quelles seraient les caractéristiques de ce satellite, suffisamment loin de la Terre et de son atmosphère. Cela oui, ça serait un véritable exploit technologique !

Notre « objet » actuel ne serait donc qu’un projectile terrestre relevant de la balistique externe ? Encore quelques chiffres, et chacun pensera ce qu’il voudra de l’ordre de grandeur de la bêtise humaine ?

S’il n’y avait pas l’air, l’angle idéal pour un canon serait de 45° ; avec une vitesse de sortie de 625 m/s et une hauteur de tir de 4 km, il porterait à 40 km. Or la résistance de l’air est si forte que le projectile tombe à 3 km à peine, avec l’angle optimum de 32°.

Comme la densité de l’air décroît avec la hauteur, l’idée du missile était simple : un projectile parvenu très haut avec une bonne vitesse résiduelle rencontrera une action retardatrice toujours plus faible et reprendra une grande portée.

Il s’agit donc de propulser le corps à une grande hauteur, tout en lui conservant sa vitesse, ou plutôt en lui rendant la vitesse perdue pendant la montée. C’est ce que réalise la fusée4 projectile porteur d’explosifs (ou d’un autre agent énergétique) dont l’utilisation ne se fait pas au moment du départ mais pendant la lancée. La fusée est un moteur qui agit même dans le vide : son principe n’est pas la résistance de l’air (contrairement à l’hélice d’avion) mais la réaction d’inertie. Le corps en mouvement lance une partie de sa masse dans une direction opposée à ce mouvement ; le projectile résiduel acquiert la quantité de mouvement perdue par la masse émise sous forme de jet de gaz, et donc il accélère. Lorsque la charge produisant l’accélération est épuisée, on peut jeter l’enveloppe et le dispositif d’alimentation : du missile-fusée, on passa par stades successifs au satellite, par un changement quantitatif et non pas qualitatif pourvu que certaines conditions (une certaine hauteur finale et une certaine vitesse d’acheminement du dernier poids libre) calculables avec les formules de la balistique, soient respectées.

Le satellite artificiel qui reste dans le champ terrestre immédiat et n’a qu’un faible diamètre est une application de la balistique et du mouvement à réaction, et non pas une expérience de mécanique céleste. Celle-ci reste une science de pure observation. « Les Spoutniks », peuvent bien dire snobs et snobinettes, aristocratie mentale du XXᵉ siècle, « quel coup de canon ! »

C’est cela, au sens propre du terme !

Science d’aujourd’hui et science de demain.

La propagande occidentale prétend que la dictature étouffant l’esprit, le Communisme fait reculer la Science. Les comptes avec le communisme ne se font pas en Russie, où l’on n’en sent même pas l’odeur et où se développent au contraire la même science et la même technique que dans tout autre pays capitaliste. Mais si la forme de la dictature a remporté une victoire, nous-mêmes pouvons nous en réjouir, bien que, dans ce cas, cette forme appartienne au passé, et non à l’avenir. Et que le démocratisme ronge son frein !

Le fait d’avoir réussi à lancer le satellite même pour un seul tour est une expérience technique remarquable, et nous nous réjouissons hautement que les pequenots du corps scientifique d’Amérique l’aient ratée ! Mais dans le développement d’une technique que les hommes ont fondée grâce à des contributions tantôt ridicules ou naïves, tantôt puissantes et même héroïques, ce nouveau pas ne s’est pas fait autrement si ce n’est avec beaucoup moins de sérieux que les découvertes qui se succèdent depuis quatre ou cinq siècles. Dans le climat social contemporain, il ne pouvait en être autrement. Aucune grande parole nouvelle ne pouvait venir annoncer l’apparition d’une attitude différente de celle qu’a connue l’époque capitaliste dans la prise de possession de la nature par l’homme.

Sans aucun doute, l’arrivée du prolétariat au pouvoir donnera à la science une grandiose impulsion, un élan inconnu aux anciens modes de production. On peut donc se demander quelles seront les nouvelles caractéristiques des conquêtes scientifiques de cette ère, puisqu’à n’en pas douter, elles seront différentes.

Dans la construction marxiste, la science deviendra science de la société toute entière et sera ouverte jusqu’au dernier de ses membres. LA DIVISION DU TRAVAIL et la DISTINCTION ENTRE TRAVAIL MANUEL ET MENTAL auront cessé. C’est là la pierre angulaire de notre doctrine.

Ces cercles d’experts qui abritent non pas le besoin humain de savoir et de faire, mais, puisqu’il s’agit de cerveaux offerts en location, seulement une fornication avec les milieux d’affaires, ces cercles fermés disparaîtront.

Disparaîtront de même les brevets, le secret, et la recherche dans le mystère, car avant même de passer aux vérifications expérimentales, on annoncera publiquement les prévisions théoriques. Le secret d’État et de nation est un secret de classe. Il ne vaut pas mieux que l’obscurantisme des despotes et des prêtres qui auraient voulu empêcher Galilée de lire Copernic ; Kepler, Tycho Brahé ; et Newton, Kepler.

Le vulgaire coup de théâtre des Spoutniks russes est non pas l’aube du travail scientifique d’un monde nouveau, mais un pas de l’illuminisme vers des formes d’obscurantisme et de science monopolisée, qui, dans l’histoire de la pensée, ne dépassent pas le niveau des théocraties antiques. Il est digne de la vieille théosophie ésotérique dans laquelle ce qui parvient aux masses n’est pas la conquête scientifique, mais la suggestion d’un rite suscitant leur terreur ou une admiration abrutie, qui, dans les deux cas, en fait des esclaves.

Pour l’accomplir, le capitalisme d’État russe a exploité à son profit l’avantage que lui conférait le fait d’être le plus jeune et organiquement le plus vigoureux, de bénéficier de l’expérience d’autrui, et surtout d’être économiquement et politiquement totalitaire. L’entreprise n’en reste pas moins une triviale réédition de l’illuminisme à plusieurs siècles d’écart, une réédition dans laquelle le contrôle du travail scientifique par l’État est glorifié comme une source de progrès !

Plus que jamais, et comme dans toute la dégénérescence de la révolution prolétarienne russe, l’accent est mis non sur ce qui est vrai et fort, mais sur ce qui mène à un succès facile et tangible.

Pâle et froid illuminisme lunaire ! Polémique non moins triviale que celle de l’autre bord pour la démocratie !

La leçon des Spoutniks.

Nous haïssons autant le pacifisme lacrymogène que la stupide émulation dont on célèbre, avec le Spoutnik, une des pires saturnales. Aussi, quand Mr. Khrouchtchev dit que celui qui possède le satellite (suspendu là-haut à une incapacité mondiale de compter !) possède aussi le missile, qui sera sans pitié, demandons-nous simplement : c’est ça la supériorité de la culture et de la civilisation soviétiques ? Et ça, comment le faites-vous cadrer avec le reste de votre doctrine ? Celle-ci n’affirme-t-elle pas, en effet, que (tout comme si elle était une anticipation de l’humanité nouvelle et du communisme pour lesquels lutte le prolétariat du monde) la centrale russe a partout sur la terre des alliés, des disciples et des amis déjà convaincus, et qu’il n’y a plus qu’à embrasser son Verbe, et à suivre son exemple sur la terre et dans les cieux Or le missile sera sans pitié aussi bien pour les amis que pour les ennemis de classe, pour les alliés que pour les adversaires, sans pitié pour les partisans en armes comme pour les populations des États en guerre !

Cela ne revient-il pas à déclarer que le temps de ces mensonges est passé, et qu’il ne reste plus aujourd’hui sur le terrain que la FORCE de puissances monstrueuses : les États impérialistes ? Par nature, ceux-ci seront sans aucune pitié pour les populations, quelles qu’elles soient. Ils n’hésiteront pas à construire à distance des nécropoles géantes, à l’échelle de territoires entiers, et telles qu’aucune forme historique n’en avait connu de pareilles, avant l’apparition du Capital. À MOINS QUE la lumière sinistre de l’illuminisme capitaliste ne soit éteinte kilomètre carré par kilomètre carré dans le grand corps à corps social, sur toute la surface de la Terre !

La seule conquête scientifique d’Octobre 1957 c’est la répétition de CETTE conquête scientifique :

LA TERREUR COMPTE PLUS QUE L’OPINION, DANS LA PHYSIQUE DE L’HISTOIRE !

Notes

  1. « Les carrés des temps des révolutions planétaires sont proportionnels aux cubes des grands axes des orbites » ↩︎
  2. Depuis des dizaines d’années on fait des recherches sur la résistance du corps humain à des altitudes très élevées. Dans le spoutnik II, on a préféré le chien au mouton de la Montgolfière. Nous ne dirons qu’une chose à ce propos : il n’y a pas d’intérêt à envoyer l’homme regarder et s’informer dans les espaces sidéraux, car il est l’instrument le plus imparfait et le plus fragile qui soit. Nous y enverrons des instruments-robots électroniques, presque insensibles et très légers. Quant à l’homme qu’il continue à observer le ciel lointain avec des moyens semblables à ceux des anciens Chaldéens. Le cerveau de l’homme sait ce qu’il doit savoir sans abandonner la mère-terre pour aller voir de près ce qu’il se passe. La science a des ressources plus grandes que celles du « transport sur les lieux » de la magistrature. ↩︎
  3. Science du mouvement des projectiles lancés par un canon ou tout autre dispositif. ↩︎
  4. L’effet de la fusée à réaction avait été imaginé par Verne dans son livre « De la terre à la lune » non pour accélérer le départ du projectile occupé par des hommes, mais pour ralentir la chute à l’arrivée. ↩︎

[RG-20] Traiettoria e catastrofe della forma capitalistica nella classica monolitica costruzione teorica del marxismo (Pt.2)


Riassunto del Rapporto alla riunione di Piombino, 21-22 settembre


LA GUERRA DOTTRINALE TRA IL MARXISMO E L’ECONOMIA BORGHESE



Il mito dell’automazione

Negli ultimi anni e soprattutto per i progressi tecnici dell’industria americana, alla cui economia meno pesa una rapida rinnovazione degli impianti fissi anche tuttora produttivamente validi e quindi costosi, si è sempre più parlato dell’automatismo nella produzione, che ha preso il bel nome di automazione. È sembrata una delle novità giganti del nostro tempo, del secondo dopoguerra, la sostituzione con passo travolgente del lavoro dell’uomo con l’azione di automi meccanici privi di vita e di pensiero che si dirigono da se stessi, si autoregolano e si autoguidano. Socialmente è sorto, come se fosse nuovo ed originale, il problema della riduzione delle maestranze industriali in drastici rapporti, e della prevedibile alta disoccupazione che ne sarebbe sorta impedendo a grandi masse di uomini di guadagnare danaro e di spenderlo, di conseguenza, anche per comprare la massa enorme di prodotti sformati dalle installazioni inanimate degli stabilimenti pressoché deserti, ma perennemente ruotanti a sfornare prodotti per il mercato.

Un pari smarrimento ha preso da un lato gli economisti del capitalismo e quelli della banda opposta, del falso socialismo russo. A pari distanza dalla scienza rivoluzionaria del marxismo, essi non sapevano che si trattava di un problema anzitutto già posto; e quindi già risolto per una via maestra, ben diversa dai metodi slavati della «intelligenza» borghese. Nel gergo di questa società decadente un problema è una qualunque noia, una nuova «grana» che si aggiunge al tran tran di ogni giorno, e che si tratta di scansarsi di dosso e levarsi di torno con una qualunque serqua di luoghi comuni, in modo che dopo essersene liberati senza disturbo dei propri affaracci lo si possa vantare «risolto».

I capitalisti questa volta se la sono cavata meglio ponendo avanti la sacramentale «diminuzione dei costi di produzione» che sarebbe la salvezza della società scientifica e meccanica, e si presterebbe nelle loro storte formole ad elevare il medio tenore di vita, con l’illusione di sopire ogni urto di classe.

Facile sarà far tacere costoro e il loro goffo inseguimento emulativo alla sovietica formola del «pieno impiego», e condurre all’assurdo le loro dottrine sulla democratizzazione del capitale. Una democrazia economico-giuridica è da secoli un assurdo storico: la sola forma che potrebbe in astratto corrispondervi è quella della micro-azienda produttiva, della spartizione degli strumenti di produzione tra i lavoratori individuali. Più forca della forca.

Ma quelli che sono rimasti più nell’imbarazzo dinanzi alla prospettiva di una produzione totalitariamente automatica sono gli innumerevoli marxisti di mezza tacca, che abbondano anche tra le non fitte schiere di quelli non legati allo stalinismo, e al post-stalinismo. Come faremo, si sono detti questi poveri uomini, a sostenere che tutto il valore che la società aggiunge in ogni ciclo della sua dotazione deriva dal lavoro dei salariati, quando la produzione non richiederà più lavoro né sforzo alcuno, non solo di natura muscolare, ma nemmeno intellettuale, dato che le macchine sono integrate da apparecchi che da sé si danno la briga di calcolare e progettare tutto? Cadrà la legge del lavoro che genera valore, la dottrina del plusvalore, e tutta la nostra costruzione critica della economia e della forma di produzione capitalistica …

Ora il fatto è questo, sebbene gli immediatisti, che sono quelli che incollano pedestremente la sottrazione quotidiana di plusvalore dal singolo operaio, questo antagonismo contabile chiuso in una busta, allo scontro tra due epoche, due forme di produzione, due mondi, che ha con l’episodio pecuniario un legame logico, ma dialetticamente mediato da passaggi rivoluzionari su antitesi di ben altra ampiezza di respiro, su archi immensi di tempi di spazi e di modi, si siano condannati a non capirlo per correre dietro a filosofie dello sfruttamento e dell’autonomia dell’esecutore dal dirigente; il fatto è questo: che stavamo aspettandolo da un secolo.

Al macero le leggi del valore, dello scambio equivalente e del plusvalore: con la loro caduta nel nulla cade la forma stessa di produzione borghese. Le prime valgono fino a che la seconda vive, e quando la scienza e la tecnologia, per quanto secolare monopolio di classe, le infrangeranno, non sarà che l’esempio supremo della rivolta delle forze produttive contro le forme che devono crollare.

Questa dottrina dell’automatismo nella produzione si riduce a tutta la nostra deduzione della necessità del comunismo, fondata sui fenomeni del capitalismo.

La trarremo dal citato testo originario di Marx: ma è chiara da sé e da tempo.


Processo di lavoro e macchinismo

Tutta la nostra dimostrazione potremmo trarla dal testo «ufficiale» del Capitale citando i capitoli sul lavoratore parcellare e il suo strumento, la manifattura e la grande industria meccanica (tema trattato alla riunione di Roma, 5 luglio 1952); ma il testo che abbiamo adesso è particolarmente espressivo, e senza motivi di ritegno nel mostrare il legame stretto tra la dinamica interna presente del capitalismo e il suo rovesciamento rivoluzionario, mosso non dal fatto che esso sia «troppo sfruttatore», ma dalla necessaria violenta generazione di una forma che fronte a fronte lo nega e ne capovolge tutti i caratteri.

Ad evitare malintesi in relazione alla solita insana pretesa che il marxismo sia una dottrina «in continua evoluzione», e che i testi di anni diversi si siano abbandonati a costruzioni poi dimenticate (!) o sostituite, sarà bene stabilire che nelle mille pagine di cui si tratta la stesura segue la stessa linea di quella del «Capitale» e tutte le stesse teorie vi sono svolte nella stessa sostanza e forma, con la stessa esatta terminologia e con le stesse espressioni matematiche: e con tutti gli sviluppi del II e III libro del Capitale come raccolti da Engels. Dalle pagine del capitolo «sul capitale» (che ha le stesse sezioni dell’Opera pubblicata in seguito: Processo di produzione del Capitale; Processo di circolazione del Capitale; Il Capitale come portatore di frutti – trasformazione del plusvalore in profitto; Appendice sulla storia delle dottrine economiche) sarebbe facile riportarne molte in cui la stessa espressione trattata a proposito dei tre termini che formano il capitale circolante (costante, più variabile, più plusvalore uguale prodotto totale) è data in forma narrativa, aritmetica ed algebrica.

Quindi il brano sulla produzione automatica è «valido» non solo per il pensiero marxista del 1857, ma anche per quello di Marx fino alla sua morte, e dei marxisti fino al 1957 e dopo.

Partiamo dalla pagina 584 della edizione tedesca di Mosca:

«Lo strumento di lavoro, incorporato nel processo della produzione capitalistica, attraversa diverse metamorfosi, di cui l’ultima è la Macchina o piuttosto un Sistema automatico del Macchinismo« .

(Prendiamo qui col lettore questi accordi: Ci riserviamo di fare nostri commenti, ma le sottolineature sono sempre quelle del testo originale e preferiamo adottare spesso le maiuscole dei sostantivi alla tedesca).

Continua il testo: «(Sistema del Macchinismo; quella automatica non è che la più piena ed adeguata Forma di tal Sistema; e per la prima volta trasforma il Macchinismo in Sistema). Il Sistema è posto in movimento da un Automa, Forza motrice che muove se stessa; questo Automa consta di molteplici organi meccanici ed intellettuali, in modo che gli Operai non sono determinati che come Arti coscienti dell’Automa stesso. Nella Macchina, più ancora nel Macchinismo come Sistema automatico, lo Strumento di Lavoro è trasformato, giusta il suo valore di uso, ossia giusta la sua materiale natura, in una Esistenza adeguata al Capitale fisso e al Capitale in generale, e la Forma nella quale esso, come mezzo immediato di lavoro, viene assunto nel Processo di produzione del Capitale si cambia in una Forma posta dal Capitale stesso ed a lui corrispondente».

L’autore qui ha stabilito che lo strumento del lavoro, divenuto capitale fisso, ha perduto del tutto il carattere che aveva nella produzione immediata (o parcellare, a cui vorrebbero rinculare quelli che noi chiamiamo per tanto immediatisti e forcaiuoli). «La differentia specifica della macchina non è per nulla, come era per lo strumento di lavoro, di trasmettere l’attività dell’operaio sull’oggetto, ma tale attività si presenta più come opera della sola macchina sulla materia prima – il lavoratore assiste e vigila le sregolazioni».

Non possiamo rinunziare alla eloquenza di questo passo, segnalando per un momento la pena che fanno quanti cianciano: dopo il dato del moderno automatismo, occorre «rivedere» tutte le posizioni marxiste!

«Non è più come nel caso dello Strumento, che il Lavoratore animava come Organo della sua abilità, e di cui il maneggio dipendeva dal suo virtuosismo. La Macchina invece, che possiede forza e destrezza in luogo e al posto del Lavoratore, è essa il Virtuoso ed è dotata di un’anima propria nelle leggi meccaniche in essa agenti, e consuma per il suo movimento le materie strumentali come ad esempio carbone, olio, ecc., come fa l’operaio coi suoi alimenti. L’attività dell’Operaio, ridotta ad una mera astrazione di attività, è in tutti i sensi determinata e regolata dal movimento del macchinario, e non inversamente».

E qui attenzione: «La Scienza, che costringe le inanimate strutture del macchinario ad agire come Automi secondo lo scopo della sua costruzione, non esiste in una coscienza del Lavoratore, ma attraverso la Macchina agisce su di lui come nemico Potere, come Potere della macchina stessa».

Su queste parole scritte or è un secolo, quando cioè le «idee del XVIII secolo» di cui Marx parla nella Introduzione, avevano sul mondo un potere di suggestione immenso, ed in ogni modo costituivano una tappa storica innegabile ancora minacciata dai ritorni delle Restaurazioni, riflettano quanti si prostrano oggi alla adorazione della Scienza in generale, e vi invitano i lavoratori, e ne instillano in essi il reverenziale timore, dimenticando che essa è anzitutto Scienza e superiorità tecnologica monopolio di una minoranza sfruttatrice; e di più che fino a quando i rapporti di produzione restano mercantili monetari e salariali tutto il Sistema della automatica macchineria forma un mostro che schiaccia sotto il peso della sua oppressione una umanità schiava ed infelice, e questo è il Mostro che domina tutto il quadro tracciato da Marx della società presente, il Capitale stesso, spersonalizzato, e perfino «declassato» come nelle nostre frequenti conclusioni, in risposta al vaneggiare che in un terzo del mondo sia sparita la Classe Nemica, la Borghesia.


L’alleanza Ricardo-Marx

La contrapposizione fondamentale del sistema marxista è qui in evidenza. Ogni valore presente nella società capitalistica deriva da lavoro umano. Quando supponiamo di essere in un’economia totalmente capitalistica, ogni valore è capitale e sotto questa espressione storica indichiamo tutta la «ricchezza» di una società borghese, la categoria intorno alla quale cominciarono a lavorare gli economisti classici del nuovo regime. Ogni ricchezza, essi dissero, è tale in quanto è capitale, ed ha valore in quanto accumulazione di lavoro umano.

All’inizio storico della moderna società borghese un’alleanza «scientifica», o se vogliamo ideologica, temporanea ebbe corso tra la scienza economica borghese, allora nuova, vergine, rivoluzionaria, e la germogliante economia teorica legata alla nuova classe proletaria che al seguito della borghesia faceva il suo ingresso nella storia. Le due ideologie avevano in quello svolto un nemico comune, ossia l’ideologia sociale degli «anciens régimes» sorta dagli stadi di produzione che precedettero la manifattura capitalistica e la sua suprema forma, l’industria meccanica. Le figurazioni preindustriali dei fisiocratici, come nel famoso Tableau di Quesnay (vedi nostra serie sulla questione agraria) pongono la sorgente della ricchezza solo nella natura (fisis in greco) e al più nell’incontro tra il lavoro umano e la potenza naturale: la coltivazione agraria.

Un aumento di ricchezza può, nel Tableau, essere atteso solo dallo sviluppo dell’agricoltura, e sono indicate come classi produttive quella dei proprietari fondiari e dei lavoratori della gleba. In una sola classe, detta degli improduttivi, il Quesnay relegò in un fascio solo quelli che in effetto, socialmente e politicamente, erano gli alleati di allora nella Grande Rivoluzione: industriali ed operai. In ogni produzione di merci inorganiche il valore, la ricchezza, passavano senza dare incrementi o rendite; si ritrovava alla fine del ciclo tanta ricchezza monetaria quanta se ne era consegnata.

Borghesi e proletari, prima di disputare tra loro sulla provenienza degli incrementi di ricchezza, attaccarono insieme la visione fisiocratica e fecero a giusta ragione nascere valore, ricchezza – e modernamente capitale – solo dalla manifattura o, nelle campagne, dalla intrapresa industriale agraria, col fittavolo borghese e il salariato rurale. Contestarono al redditiero fondiario di essere solo il prelevatore arbitrario di una parte del sopravalore nato nell’intrapresa borghese.

Uguale posizione hanno la scuola di Ricardo e quella di Marx nei riguardi dei mercantilisti, i quali agli albori delle forme capitalistiche teorizzarono che il crescere della ricchezza generale trovava la sua fonte non nella produzione, rurale o manifatturiera, bensì nello scambio delle merci sul mercato interno e soprattutto internazionale, ove si generavano vasti profitti come era l’apparenza dei secoli del colonialismo e delle guerre commerciali. Anche contro costoro il contrattacco di Ricardo e dei suoi trova in linea Marx: lo scambio, la circolazione devono essere sostenuti improduttivi contro i mercantilisti, quanto la proprietà fondiaria contro i fisiocratici.

Come nella storia delle lotte di classe, la guerra dottrinale tra la classica economia borghese e l’economia marxista, nasce dialetticamente come un’alleanza: dalla parte capitalista si pensava di eternare la solidarietà dei salariati col capitale di intrapresa; dalla parte marxista si sapeva in partenza che la solidarietà non era che contingente e l’antagonismo definito fino da allora nel suo corso storico immancabile; Marx difese le tesi di Ricardo e le sue leggi: valore che nasce solo dal lavoro, aumento di valore, di ricchezza e di capitale che nasce da plusvalore, equivalenza nello scambio generale di tutte le merci. Ma Ricardo, pensando da illuminista del secolo XVIII, sosteneva che queste leggi erano il finalmente raggiunto «assetto naturale della società umana»; Marx ben sapeva e stabilì per sempre che si trattava delle leggi di una grande fase storica di passaggio, il modo capitalista di produzione, che come aveva avuto un principio avrebbe avuto una fine, e che le leggi dell’economia futura sarebbero state ben altre. Marx difendeva i caratteri reali della società industriale capitalistica nelle loro «differenze specifiche» dalle assunzioni reazionarie. Ricardo li difendeva come il permanente ideale umano di assetto economico; e non poteva scorgere il disegnarsi del secondo schieramento, del successivo schieramento antagonistico tra borghesi e proletari, tra capitalisti e comunisti.

Vano dirsi marxista se non si intende questa doppia posizione, per cui il far bene attagliare la legge dello scambio del valore e del plusvalore ai fenomeni del mondo e del tempo borghese, significa direttamente far coincidere la vittoria del programma proletario e comunista con la caduta di queste leggi proprie di un modo transitorio della produzione e dell’economia.


Lavoro oggettivato e lavoro vivente

Per gli economisti della scuola classica ricardiana quando tutta la ricchezza della società ha preso la forma di capitale si ammette che il capitale possa aumentarsi, fenomeno base di tutte le società moderne, unicamente per la via di un apporto di lavoro solo parzialmente consumato, al più sostenendo che una tale utile rinunzia a consumare o astinenza possa essere praticata anche dai componenti la classe imprenditrice.

In loro è già la distinzione netta tra capitale fisso e capitale circolante e Marx ha studiato in profondità tutte le idee dell’ottocento e prima su questo punto. Con essi si può ben dire che nella produzione sono adoperati tanto il capitale fisso che il capitale circolante, in quanto si tratta della produzione di merci. Ma se si tratta di incrementare la produzione delle merci, non fosse che per l’incremento della popolazione, si entra nel processo di produzione del Capitale che è quello che è dominato nella costruzione teorica di Marx per la prima volta in modo completo. Allora Marx dice che il capitale fisso non produce capitale aggiuntivo (o valore), ma questo nasce solo dal capitale circolante, e da quella sua parte che è il capitale variabile, ciclicamente riservata all’acquisto di forza lavoro.

Tutto il capitale ed il valore sono, come origine, lavoro umano. Ma solo la parte del capitale circolante che definiamo variabile è lavoro attuale, vivente.

Sappiamo che il capitale costante circola, dato che prende alternativamente la forma monetaria nel ciclo di acquisto di materie prime, materie ausiliarie, rinnovi di impianti fissi per la parte logorata, e poi viene riprelevato dal prezzo di vendita dei prodotti. Ma è solo il capitale lavoro, ossia la spesa salari, che entra nella circolazione contro una somma di denaro, e ne esce aumentato del plusvalore. Questa parte del capitale è lavoro attivo, fecondo, vivo o vivente, sia in quanto è opera del fattore vivo della produzione, l’uomo, sia in quanto il fecondarsi e generare è caratteristica di ciò che vive.

Il capitale costante che circola, e il capitale fisso che è anche costante quantitativamente ma non è circolante nei cicli successivi, bensì una sola volta al tempo della costruzione degli impianti o macchine, non cessano di essere un valore, che non sa generare altro valore, ma esce e nasce ugualmente da un lavoro di cicli anteriori. Marx quindi suole chiamarlo lavoro morto, lavoro congelato, e nel passo che ci riguarda lavoro oggettivato (altrove materializzato) o vergegenständlichte Arbeit. In tedesco Gegenstand vale Oggetto; quello che sta di contro (gegen) al soggetto.

Stiamo leggendo in Marx il romanzo del lavoro oggettivato.

D’accordo con Ricardo, e a dispetto di economisti del suo tempo che egli e Marx riducono a mal partito, e di economisti del nostro che risollevano vane difese di cause perdute e giudicate, il Capitale Fisso e in primo luogo la Macchina, è relegato tra il valore sterile, incapace a figliare, privo di vita, di anima, inanimato, come Marx dice altra volta.

Chiederemo ogni marcia dell’accumulazione di valore a valore, al gioco del lavoro vivente, parte variabile del capitale circolante, inesauribile fonte di fecondità e generatore di vita nuova e più ampia.

Negando ai controrivoluzionari contemporanei di Ricardo, che amoreggiavano col Medioevo feudale, e a quelli contemporanei nostri, che amoreggiano colla vetusta ormai società del Capitale, ogni diritto a dare vita al lavoro oggettivato, all’Automa meccanico, noi lo disonoriamo per il motivo che lo disonorava Ricardo; ma la grandezza dialettica della nostra costruzione è che una volta chiuso, in un nuovo cataclisma rivoluzionario, il ciclo che Ricardo vedeva eterno, il freddo mostro del lavoro materializzato muta il suo volto, il suo compito ed il suo destino; riprende (se così osiamo dire in presenza di una stupenda formulazione di cui Marx credette dopo spegnere alcune luci abbaglianti) un’anima nuova ed umana, risuscita dal pianto e dal lutto delle generazioni schiacciate dai sistemi di classe, rompe la maledizione che legava Scienza e oppressione sociale, e lascia stringere il legame tra il sapere della specie, conquistato in una inenarrabile serie di lotte, e il benessere sicuro dell’uomo sociale, dell’uomo-specie libero dalle miserie, dalle infamie individualiste, privatiste, soggettiviste. Forse anche al romanticismo doveva Carlo Marx pagare per noi un tributo se del lavoro vivo fece un morto oggetto, e lo riscattò poi con linguaggio da profeta a dono di felicità e di vita. Ma non fu quella una civetteria hegeliana come egli scrisse più tardi senza pentirsene, bensì potente scienza sperimentale, se oggi con le sue pagine rispondiamo alle mancanze e ai vaneggiamenti di una forma sociale che è giunta alla putrefazione. Ed esse vibrano di verità, e benché secolari, mandano una luce attuale ignota alle elucubrazioni di questo tempo.

Resti a noi e a chi legge inteso che capitale fisso, macchina, sistema automatizzato di macchinario, impianto produttivo, strumento di produzione in forma capitalistica, lavoro oggettivizzato o morto sono, nel corso della trattazione, termini equivalenti.


Nefasti del lavoro morto

Il testo di Marx andrà a suo tempo pubblicato per intero, il che non possiamo fare ora; e ci limiteremo a trarne alcuni passaggi dando loro un ordine che, se, facilita la dialettica, toglie luce e potenza all’eccezionale esposizione. Ma non vediamo, nel nostro compito di stretti scolari divulgatori, altra via per girare l’eterno scoglio: Marx è troppo difficile; i testi non si capiscono; l’autore cambia tesi da pagina a pagina; lo sviluppo è denso di contraddizioni intriganti (!!). In effetti il gioco della dialettica è qui tanto serrato e ad alto potenziale che il personaggio che abbiamo chiamato tale a solo fine di semplificare, il Lavoro Oggettivato o Capitale Fisso, quasi in ogni periodo appare il protagonista bianco ed il nero, lo sterminatore e il redentore.

Noi lo porteremo sul proscenio, da poveri buttafuori, prima di tutto nella veste sinistra che ha nel periodo e sotto il regime capitalista. Dopo lo faremo ricomparire tra gli squilli ormai insoffocabili della Rivoluzione Comunista:

«Nella nozione stessa di Capitale il processo produttivo consiste nella Appropriazione, da parte del Lavoro Oggettivato, del Lavoro Vivente». «Il Lavoro Oggettivato appare, nel corso dello stesso Processo di Lavoro (che si è trasformato in un Processo di Produzione) come la Potenza Dominante in rapporto al Lavoro Vivente».

«La trasformazione dello strumento di lavoro in macchinismo si effettua, fisicamente come socialmente, riducendo il processo di lavoro ad un semplice momento del Processo di Valorizzazzione del Capitale». «La forza dominante del Capitale Fisso è per la sua stessa Forma il Capitale come Appropriazione del Lavoro vivente».

Queste proposizioni, di cui abbiamo solo mutato l’ordine, sono di facile accezione se lette riportandosi al passaggio storico che è presente alla mente dello scrittore. Nel nostro caso, il passaggio dal lavoro artigiano al lavoro associato della industria meccanica. Nel primo quale la «forma di appropriazione»? (Il lettore può qui confrontare lo scritto «Proprietà e Capitale» nella rivista Prometeo, I serie). Il produttore artigiano è proprietario del suo strumento di lavoro: ciò vuol dire che lo è anche del luogo di lavoro e della materia prima che trasforma (ha nel ciclo tanto denaro da comprarla). La conseguenza è che il lavoratore parcellare detiene il prodotto manufatto, lo vende dove vuole, e fa tutto suo il prezzo della merce-prodotto. Questo è un vero processo di lavoro, ossia un processo di produzione di merci.

Ma in questa forma ben presto le forze produttive non si possono sviluppare e si passa alla grande macchineria. Il produttore non è proprietario né della macchina, né della fabbrica, né della materia prima; permuta la sua forza lavoro, unico suo possesso, in un salario tale da alimentarlo e renderlo atto a figliare (proletario). Conseguenza: chi si appropria il prodotto? Forse il lavoratore? No, nemmeno per una briciola: esso va tutto, la risposta da facile propaganda è ovvia, al capitalista, al padrone, al borghese. Anche Marx se ne servirà molte volte. Ma qui la sua costruzione sale a quelle altezze in cui ogni concessione al successo imbecille per la via del minimo sforzo è disdegnata. La formula giuridica è disprezzata. Chi si appropria il capitale prodotto dal lavoro vivente (plusvalore) non viene presentato come persona umana né come classe umana: è il Mostro, il Lavoro Oggettivato, il Capitale Fisso, monopolio e fortilizio della Forma Capitale in se stessa, Bestia senza anima e perfino senza vita, ma che divora ed uccide il lavoro vivo, il lavoro dei vivi ed i vivi.

Perché questo Capitale per eccellenza lo misuriamo dal «prodotto» ciclico (quel fatturato dei ragionieri)? Perché è tutto il prodotto che viene appropriato dall’uomo, cadavere, o bestia, o Cosa (l’Azienda!), che ha del Capitale Fisso il monopolio proprietario.

Qui il debole di dialettiche reni correrà il rischio di soffocare nell’immediatismo. La rivendicazione non sarà il ritrasformare il processo di produzione del Capitale in un processo di Lavoro? Il Lavoro Immediato è infatti quello che controlla, domina (invece di essere dominato dalla macchina, e infine dall’agghiacciante AUTOMA), la Materia Prima, l’Utensile ed il Manufatto, il Prodotto.

Ma ricadere in ciò, anche quando finzioni monetarie sostituissero la materiale disposizione di ciò che oggi è Capitale Costante e Prodotto, non è che far girare all’inverso la ruota della storia, condannare il lavoratore «libero» a perdere più ore di sacrificio per uno stesso tenore di vita.

Ora il problema storico e umano è di ridurre le ore di lavoro, il lavoro necessario. Nel sistema artigiano non vi è esplicito sopralavoro (e proprio per questo la società è chiusa in limite angusto) ma il lavoro necessario è altissimo, più che nel sistema industriale meccanico sia tutta la giornata di lavoro.


Lavoro morto e scienza morta

Dalla forma artigiana a quella industriale si è passati, nessuno può contestarlo e fare delle rivolte luddiste contro le macchine un programma per lo sviluppo della Scienza e della Tecnologia. Quale, nel marxismo, il rapporto tra Scienza teorica ed applicata, e Lavoro oggettivato, tra Scienza e Capitale?

Marx ha qui un’espressione formidabile: il «cervello sociale». La tecnologia dapprima, poi la scienza, si trasmettono di generazione in generazione come una dotazione dell’Uomo Sociale, della Specie, che in tutti i suoi individui vi ha lavorato e collaborato. Nella nostra costruzione il Profeta, il Sacerdote, lo Scopritore, l’Inventore, vanno verso una pari liquidazione. L’Uomo Sociale in queste pagine è detto anche Individuo Sociale, il cui senso non è «persona umana» come cellula della Società; ma invece società umana trattata come un organismo unico che vive una sola vita (in questa forma entra nella scienza il mito ingenuo e sublime dell’Immortalità, attribuito dal pensiero umano bambino al singolo, come oggi Diritto ed Economia vogliono reggersi sul singolo, e vanno verso analogo crollo). Questo organismo, la cui Vita è la Storia, ha un suo Cervello, organo costruito dalla sua millenaria funzione, e che non è retaggio di alcun Teschio e di alcun Cranio. Il Sapere della specie, la Scienza, ben più che l’Oro, non sono per noi privati retaggi, ed in Potenza appartengono integri all’uomo Sociale.

Pertanto il nostro testo si riferisce alla sorte della Scienza umana sotto il miserabile regime mercantile, che tuttora per tutto il Pianeta la soffoca

«L’accumulazione della Scienza, dell’abilità, e dell’insieme delle Forze Produttive del Cervello Sociale è così assorbita nel Capitale a detrimento del Lavoro, e appare dunque come Proprietà del Capitale e più particolarmente del Capitale Fisso, nella misura in cui questo entra nel Processo di Produzione come un vero e proprio Mezzo di Produzione».

Qui Marx ribatte che il Capitale Fisso appare come la più adeguata forma del Capitale in generale «in quanto sia considerato nel suo rapporto con se stesso». Ma «secondo la relazione del Capitale con l’esterno, il Capitale Circolante appare, rispetto al Capitale Fisso, come la Forma adeguata del Capitale».

Socialmente, politicamente, storicamente, come Potenza dominante, il Capitale ha la forma del Macchinario, del Capitale fisso. Economicamente, come misura nel processo di Produzione di Capitale dal Capitale (id est dal Lavoro Vivente) esso ha la forma precipua (adeguata) nel Capitale Circolante, che vale il Prodotto globale sociale di un ciclo. Confermata ancora questa posizione dialettica di parole di Marx, ritorniamo al personaggio Capitale Fisso.

«Nella misura in cui lo strumento di lavoro perde dal punto di vista fisico la sua forma immediata, esso appare come Capitale Fisso in faccia del lavoratore. La Scienza nel Macchinismo appare al Lavoratore come esterna e straniera; il Lavoro Vivo è subordinato al Lavoro Oggettivato che agisce indipendente. Il Lavoratore appare superfluo nella misura in cui la sua azione non è determinata dal bisogno del Capitale».

Il capitalismo è ancora sulla scena, ma non è la sua tutta vergogna. «L’insieme del processo di produzione non è più subordinato all’abilità immediata del lavoratore (artigiano), ma è un’applicazione tecnologica della Scienza; da cui la tendenza del Capitale a dare alla Produzione carattere Scientifico e a ridurre il lavoro immediato ad un semplice momento di tale processo». «Il Capitale da un lato presuppone una certa evoluzione storica delle forze produttive – tra queste Forze Produttive è anche la Scienza – e dall’altro il Capitale le spinge in avanti e ne forza lo sviluppo».

Chiudiamo questa parte storicamente limitata al capitalismo con una finale descrizione del legame tra Scienza e Capitale.

«L’appropriazione del Lavoro vivente da parte del Capitale diviene dunque una realtà immediata nel Macchinismo: questo è un risultato che deriva direttamente dalla Scienza, e un’applicazione delle leggi meccaniche e chimiche che rende la macchina atta ad effettuare il medesimo lavoro che prima l’operaio. Tuttavia lo sviluppo del Macchinismo in questa direzione avviene che allorché l’industria ha già raggiunta una grande estensione, e tutte le Scienze sono state fatte prigioniere al servizio del Capitale (…). Le invenzioni fanno ormai parte degli Affari e l’applicazione della Scienza alla produzione immediata una faccenda di per se stessa stimolante e sollecitante (1857 o 1957?)». «Viene così trasportata dal lavoratore alla macchina ossia al Capitale la capacità di lavoro, e il lavoratore ingaggia la lotta contro la macchina. Ciò che era Attività del Lavoratore Vivente diviene Attività della Macchina. In tal modo cade direttamente sotto i sensi del Lavoratore l’Appropriazione del Lavoro da parte del Capitale; il Capitale, direttamente assorbente in sé il Vivente Lavoro – come se l’Amore possedesse il suo Corpo».


Palingenesi del lavoro oggettivato

Non sceglieremo altre immagini del rapporto capitalista tra il Lavoro Morto e il Lavoro Vivo dopo questa del mostruoso Amplesso.

Marx ci introduce una prima volta al capovolgimento rivoluzionario di questa funzione oscena del Mostro-Automa con un titolo lapidario, che schiaccia per sempre (o editori sovietici del 1953, la vostra sordità dottrinale si estendeva ai sibili dei proiettili dei plotoni di esecuzione?) la demenza teorica del Divo Stalin; e che è questo: «CONTRADDIZIONE TRA IL FONDAMENTO DELLA PRODUZIONE BORGHESE (LA MISURA DEL VALORE) ED IL SUO STESSO SVILUPPO».

Dunque nella società post-borghese non si tratterà di «misurare giustamente il valore giusta il tempo di lavoro» come credono i sempliciotti, ma si tratterà di smetterla con la misura del valore (WERTMASS).

Il testo del paragrafo lo ripete non meno crudamente. «Lo scambio del Lavoro Vivente contro Lavoro Oggettivato, ossia la costituzione del Lavoro Sociale nella forma dell’Antagonismo tra Capitale e Lavoro Salariato – è l’ultimo Sviluppo del Rapporto di Valore e della Produzione basata sul valore».

Non solo nello sviluppo che presentiamo la misura del valore di scambio tratta dal tempo di lavoro è valida solo per un’economia salariale ed antagonistica, ma il non lontano tramonto della misura del valore tratta dal lavoro viene potenzialmente preparato dalla stessa apparizione dell’industria meccanica, soprattutto quando questa si eleva a sistema automatico del macchinismo. Ed avremmo ora noi paura dell’automazione, come di una battaglia dottrinale perduta? Saremmo davvero ignoranti dei primi obiettivi della nostra guerra di classe!

Agli inizi del capitalismo si può sostenere che la «ricchezza reale» è misurata dalla massa di lavoro immediato, di tempo di lavoro medio. «Ma a misura che la grande industria si sviluppa, la creazione della ricchezza reale diventa meno dipendente dal tempo di Lavoro e dalla quantità di Lavoro utilizzato, e sempre più dalla Potenza degli Agenti Meccanici che sono messi in azione durante il Processo di Lavoro, Potenza che per l’enorme sua efficacia è a sua volta senza alcun rapporto col tempo di lavoro immediato che costa la produzione di quegli agenti meccanici, ma dipende invece molto di più dal livello generale della Scienza e dal progresso della Tecnologia o dall’applicazione della Scienza alla Produzione».

Un tale discorso insito da un esatto secolo nei nostri testi ci mette in condizione di dire che, sebbene il carattere antagonistico (di classe, salariale, mercantile) del processo di produzione non sia ancora superato, sono però salite al massimo le possibilità di tale superamento quando nell’industria si attua su immensa scala l’automazione; ed in virtù delle stesse deduzioni quando ai potenti agenti meccanici si aggiunge l’ultimo, veramente sproporzionato in modo gigante alla muscolare forza dell’uomo, l’energia nucleare.

Il momento di uccidere la legge del valore e la misura del valore, e ben più in America che nella Russia degli scambisti Stalin e Krusciov, che gettarono sul binario morto l’espresso della Rivoluzione, è davvero giunto.

Come tanto accadrà ci è noto anche da oltre il secolo. Ed oggi ne sentiamo una più alta versione, in cui ad un tempo vediamo soccombere: legge del tempo di lavoro come valore di scambio, antagonismo di classe, divisione sociale del lavoro, produzione mercantile, lavoro salariato-necessario, ossia salariato-forzato. Il cambio dello scenario avviene con velocità degna dell’Epilogo. «Il Lavoratore non inserisce più l’oggetto naturale modificato (lo strumento di lavoro) come elemento intermedio fra sé e la materia lavorata; egli inserisce il Processo Naturale, che ha trasformato in Processo Industriale, come intermediario fra Sé e la Natura Fisica, di cui si è reso Dominatore. Egli prende posto di fronte al Processo di Produzione, invece di esserne l’agente principale».

Il testo presenta un passo triplo, che è la Negazione del notissimo finale del Libro Primo del Capitale. Scavalcando l’esosa parentesi capitalista e salariale il lavoratore è diventato «libero», ossia «padrone» del processo di lavoro e di produzione. Egli di nuovo «maneggia» l’utensile e imprime la sua capacità ed intelligenza nel «manufatto». Ma la mano e il lavoratore non sono più del singolo individuo, bensì della specie, che con la sua mano-cervello porta in azione sulla natura un processo «Meccanico» creato dal possesso delle naturali leggi. Noi ci illudiamo che le glosse che «inseriamo» non sembrino gratuite variazioni, ma preparino l’ardua lettura del seguito.


La trasformazione è esplosa

«Ciò che in questa Trasformazione appare come base principale della Produzione e della Ricchezza non è più il Lavoro Immediato effettuato dall’Uomo, né il Tempo di Lavoro impiegato, ma è la nuova Appropriazione della sua propria Forza Produttiva generale, della sua Intelligenza della Natura e della sua Facoltà di dominarla, in forza della nuova Essenza di Corpo Sociale – in una parola, lo sviluppo dell’Individuo Sociale».

Marx qui parla in senso generale della Ricchezza come di una facoltà sia della società borghese che di quella socialista, pure dimostrando gli opposti aspetti prima e dopo la trasformazione. Ma definisce duramente la ricchezza capitalista. «Il furto di tempo di lavoro altrui su cui riposa la ricchezza attuale appare come una base ben miserabile rispetto alla nuova base che si è sviluppata, e che in sostanza è stata creata dalla grande industria essa stessa».

Fu svolta nella nostra riunione la proposta puramente terminologica di lasciare la parola ricchezza derivante da ricco, alla forma attuale di sottrazione di valore altrui e lavoro altrui. Proprietà e ricchezza hanno senso per il singolo in quanto egli può precludere ad altri l’ingresso nel suo bene. Elevatosi il singolo, il deforme homo economicus di oggi, a Corpo Sociale, non vi sono misure di tempo e valore, e quindi non sottrazioni, non vi sono ricchi e ricchezza, e quella della Società, della Specie, del Corpo Sociale immortale, qui per la prima volta scolpito con tratti che fanno impallidire i Padri Eterni di Michelangelo, non la chiameremo Ricchezza, ma Sapienza, Efficienza e Potenza a carico non di uomini, ma della Realtà e della Natura. Il passo continua, in quello che ci lasceremmo trasportare a definire il Giudizio Universale sulla Società Mercantile. Nella Guerra Dottrinale, anche se non ancora in quella delle armi, l’abbiamo già ributtata nel suo sinistro Passato.

«Da quando il Lavoro ha cessato di essere, sotto la sua Forma Immediata, la Grande Sorgente della Ricchezza, il Tempo di Lavoro cessa e deve cessare di essere la sua Misura. E lo stesso del Valore di scambio (Stalin! Stalin!) come misura del Valore di Uso. Il sopralavoro della massa ha cessato di essere la condizione dello sviluppo della ricchezza generale, così come il non-lavoro di alcuni ha cessato di essere la conduzione dello sviluppo delle Forze generali del Cervello Umano». Le folgori dell’Ultimo Giudizio si abbattono sui loro bersagli!

«Per questo fatto, la Produzione basata sul Valore di Scambio sprofonda, ed il materiale Processo Immediato di Produzione si spoglia della sua Forma meschina ed Antagonistica. Il libero sviluppo delle individualità non si effettua più con la compressione del tempo di Lavoro Necessario a solo beneficio di quello di Sopralavoro, ma, generalmente, con la riduzione ad un minimo del Lavoro Necessario della società, a tutto vantaggio della formazione artistica, scientifica, ecc., degli individui, grazie al tempo liberato e ai mezzi creati a vantaggio di tutti».

Il testo qui tratteggia la contraddizione a cui è condannato il Capitale. Da una parte Esso, avendo posto il tempo di lavoro come misura della ricchezza e sua sola sorgente (puro Ricardo) deve accrescere il tempo di lavoro totale, e quando scende quello necessario (pagato) esalta il tempo superfluo, essendo questa per lui condizione di vita e di morte (processo di produzione progressiva di altro Capitale). Dall’altra parte esso sveglia tutte le forze della scienza e della natura come quelle della organizzazione e della circolazione sociale, e pone suo malgrado le basi per ridurre la creazione della ricchezza indipendente dal tempo di lavoro ad essa destinato.

Spezzata la dominazione di classe del Capitale il nostro Personaggio, il Lavoro Morto ed Oggettivato, il Capitale Fisso di prima, da strumento schiavizzante del Lavoro Vivente è assurto alla opposta funzione, e ne scriviamo il trionfo.

«La Natura non costruisce Macchine, Locomotive, Ferrovie, Telegrafi, Telai meccanici e così via. Sono prodotti dell’industria umana, materie prime trasformate in strumenti della volontà umana sulla Natura, e della sua attività in essa. Sono strumenti del cervello umano creati dalla mano dell’uomo; Forze Scientifiche Oggettivate. Lo Sviluppo dunque del Capitale Fisso indica il grado in cui la conoscenza sociale in generale, il Sapere, sono divenuti Forze Produttive Immediate, e, per tal fatto, fino a qual punto le condizioni del processo vitale sociale sono state sottomesse al controllo dell’intelligenza generale, e sono state trasformate secondo questa. Il Capitale fisso (non indica più, ci permettiamo di inserire noi, il brutale soggiogamento del vivente Lavoro, ma) indica fino a qual grado le Forze Produttive Sociali sono prodotte non soltanto nella Forma di Sapere, ma come Organi Immediati della Prassi Sociale, del Reale Processo della Vita».

Ancora una volta sappiamo che Marx descrive la Società Futura, ed in modo che non resta dubbio alcuno sulle sue differenze specifiche con quella in cui viviamo oggi, sui tassativi caratteri di questa, che nella Trasformazione Rivoluzionaria dovranno essere affondati nel Nulla.


Un secolo di conflitto teorico

Crediamo avere stabilito questo binomio dialettico di proposizioni. Le dottrine ricardiane fondate sulla misura del lavoro sono ben adatte a descrivere scientificamente ogni economia capitalistica fino a che, quale che divenga la grandezza delle forze produttive e del Capitale, il legame tra produzione, distribuzione e consumo è la macchina dello scambio mercantile. Marx quindi ributta ogni sistema di diversa descrizione dei fondamenti del capitalismo, che cerchi valore e ricchezza ossia valorizzazione del Capitale in fonte diversa del Lavoro umano. Quando Marx con volo di aquila supera la legge del valore-lavoro, egli non esprime una menomamente diversa teoria del capitalismo, né sposta alcun ingranaggio della sua possente armonica costruzione scientifica, ma segna l’uscita storica dal modo borghese di produzione, l’ultimo dei pensabili modi mercantili e monetari, misuratori esosi di tempo-lavoro.

Il limite di questo primo rapporto ci impedisce di trarre dalla parte finale, abbozzo del IV Libro del Capitale che oggi si stampa come Storia delle Dottrine Economiche, la confutazione di tutte le scuole economiche aclassiche che, dopo Ricardo e i suoi, attanagliate nella morsa dialettica della contraddizione scoperta e dimostrata da Marx, si dibattono per sfuggirne aprendo brecce nel teorema che FINO A CHE SI E’ NEI LIMITI DELLA MISURA DEGLI SCAMBI DI MERCI, non è possibile trarre da altra fonte, che non sia il lavoro, un fattore causale della formazione di ricchezza, id est dell’accumulazione del Capitale. Sì, fino da quando il gigantesco organo del macchinismo si forma, la Scienza è in grado di regalare alla specie umana masse di valori di uso che non costano lavoro, ma la Forma mercantile capitalistica, fino a che non sarà infranta, fa sì che questo dono non raggiunga la specie, ma sia infallantemente trasformato – tenendo alta la giornata di lavoro – in fattore di ulteriore estorsione di sopralavoro.

La legge di Ricardo fatta sua da Marx è, nella nostra accezione, caduca, ma non può soccombere nella guerra teorica; solo in quella civile e sociale, e dopo essere stata portata sotto il Tallone della Dittatura Rivoluzionaria.

Per introdurre quindi la posizione finale del rapporto a Piombino, ossia che le scuole post-marxiste, che tentano una nuova costruzione scientifica, esibiscono un diverso «modello» della macchina capitalista, si confutano con deduzioni che già svolse Marx al suo tempo, ci limitiamo ad alcuni cenni che sono nel meraviglioso fascio di pagine su cui abbiamo lavorato.

«Il capitale fisso produce valore, cioè fa crescere il valore del prodotto, soltanto in due sensi: 1. Nella misura in cui esso ha del valore, cioè è esso stesso un prodotto del lavoro, una certa quantità di lavoro sotto forma materializzata (ciò vuol dire che una macchina della fabbrica entra in attivo di gestione se la si vende, più o meno vecchia, al mercato); 2. Nella misura in cui accresce la parte del sopralavoro a detrimento del lavoro necessario, avendo reso con l’accrescimento della forza produttiva il lavoro capace di creare in tempo più breve una più grande massa di prodotti necessari al mantenimento della capacità vivente del lavoro». Ciò vuol dire praticamente che una macchina nuova rende possibile agli operai di generare doppio prodotto nello stesso tempo. Ma allora il sistema moderno fa sì che non si riduca la giornata a metà lasciando pari il salario, ma la si lascia tale in modo che, ridotto il tempo necessario misurato dal salario vitale, il resto diventa tutto plusvalore e nuovo capitale. Ciò resta anche vero se delle quattro ore regalate dalla macchina, solo tre andassero al prodotto merce – che il salariato non può avere se non comperandolo – mezza a minore giornata del lavoratore, e altra mezza ad un aumento di salario di un sedicesimo, che sarebbe in realtà di un ottavo.

Tanto ci sembra chiaro. Il testo aggiunge: «È dunque un motto borghese perfettamente assurdo quello che pretende che il lavoratore «spartisca» col capitalista perché costui, a mezzo del capitale fisso (che del resto non è esso stesso che prodotto del Lavoro, di lavoro altrui appropriato dal Capitale) gli avrebbe reso il lavoro più facile o avrebbe diminuito il tempo di lavoro (laddove con la macchina ha piuttosto tolto al lavoro ogni indipendenza ed ogni attrattiva)». Uno di questi economisti era il Lauderdale, altro precursore dei moderni Keynesiani e del «Welfare» o benessere. «Lauderdale crede di esporre grandi scoperte quando afferma che la macchina non accresce la forza produttiva del lavoro, ma si sostituisce ad esso, o fa quanto il lavoro non potrebbe fare con le sole sue forze. Fa parte del concetto del Capitale che l’accresciuta Forza produttiva del Lavoro si presenti come l’accrescimento di una forza ad esso estranea, e come un suo indebolimento». E più oltre: «Quanto alle opinioni che, come quella di Lauderdale, vorrebbero che il Capitale, in quanto tale e indipendentemente dal Lavoro, produca Valore e dunque Plusvalore; il capitale fisso, ossia quello di cui la Forma e il Valore di Uso sono Macchinismo, è la forma che dà ancora più apparenza a una simile superficiale fallacia».

Il capitale fisso come macchinario è quello che oggi, all’Est come all’Ovest chiamano complesso dei Beni Strumentali, con pari tendenza ad esaltarlo per accrescere la massa delle forze produttive, il nuovo nome del Mostro che oggi soffoca l’umanità. Questo è un vero indice della dominazione del modo capitalista di produzione. «È nella Produzione di Capitale fisso che il Capitale si pone con una più grande Potenza che non nella Produzione di Capitale Circolante».


Keynesiano benessere

Keynes è il più importante forse tra gli economisti del Capitale che nell’Interguerra ha cercato di perfezionare un modello della presente economia, da cui si deduca la sua possibilità a procedere senza contraddizioni dirompenti. Non cercheremo tra le sue grandezze base né il capitale costante né il capitale variabile né il plusvalore. Motore della produzione sociale per lui sono altre grandezze, le une sperimentalmente comprensibili come la popolazione e la rata di impiego della sua parte attiva. A fianco di queste grandezze ne introduce come elementi di partenza altre del tutto imponderabili e «psicologiche», in cui vede il motore della storia e della economia: sono la «propensione a consumare», la «propensione ad arredarsi» o cosa simile (beni di lento consumo) e la «propensione a tesaurizzare». Non è luogo qui di esporre né di criticare il sistema. Ma questi dati che si pretende calcolare, per porvi una «causa causarum» simile alla gravitazione universale, a che possono condurre di scientifico, quando non vi si interpone nemmeno un newtoniano come se? Keynes e simili (confronta rapporto alla riunione di Asti) dicono: l’uomo consuma perché e quanto ha desiderato. Noi marxisti diciamo che l’uomo desidera secondo quanto ha potuto consumare, e per tanto il moderno sistema di potere e di falsa scienza borghese lo alleva con le droghe alimentari e ideologiche.

La Dittatura sarà necessaria a cavallo della palingenesi del Lavoro oggettivato, del rovesciamento di Praxis del Capitale fisso, non tanto per dominare la produzione, che basterà lasciare cadere a livelli inferiori liberando i servi del lavoro e delle galere aziendali per miliardi di ore, ma soprattutto per capovolgere la prassi consumatrice, sradicare le forme patologiche del consumare, eredi di forme di oppressione di classe. L’uomo singolo, il cittadino, l’individuo, come perderà anche sotto il Terrore rivoluzionario la possibilità di possedere ricchezza e valore, uccidendosene in lui la propensione belluina, così perderà, divenendo una cellula dell’eterno – e saremmo per scrivere «sacro» – Corpo sociale, ogni diritto a ledere se stesso, a rovinare il proprio organismo animale, ad intossicarsi. Con ciò non lederebbe solo il proprio corpo, ma la società. Il rivoluzionario non può essere che un disintossicato, ed è una delle ragioni per cui nelle Rivoluzioni più della massa, che sarà disintossicata in seguito dal marchio di servaggio, opera la minoranza del partito, nutrita nel vivo suo sangue dell’antiveggente e combattente Dottrina Integrale.

Nella riunione la teoria della moneta che Keynes trae da quella della propensione dell’uomo a disporne, per poggiarvi un diritto del detentore di contante a prelevare parte del prodotto sociale, fu derisa con un rilievo sperimentale. La sua conclusione è che (come esempio era citata la politica finanziaria inglese) il tasso dell’interesse o sconto tende storicamente a decrescere togliendo il suo carattere strozzinesco alla strana grandezza algebrica della «propensione». Letto il brano di questo falso profeta, fu confrontato con una notizia del giorno della riunione di cui riferiamo: la Banca d’Inghilterra per la prima volta nella storia ha dato al tasso di sconto uno scatto in aumento del due per cento, portandolo al record del sette per cento!

A questi rievocatori di Malthus, Lauderdale ed altri, ben si risponde col magnifico passo di Engels nella introduzione al Secondo Libro del Capitale contro Rodbertus, altro campione dell’Immediatismo. Costoro tentano ridare vita a teorie morte, come nell’esempio della chimica del flogisto, rovesciata dalla scoperta di Lavoisier (sulla natura della combustione come combinazione con l’ossigeno, e non come perdita del misterioso flogisto). Nuove teorie potranno sorgere dopo quella della chimica atomica, e potrà come nel secolo ventesimo scomporsi l’atomo indivisibile del rivoluzionario Lavoisier, ma la battaglia contro il flogisto non sarà mai capovolgibile, come quella di Marx contro il Capitalismo.


La putrefatta formula trinitaria

Nella riunione di Milano del settembre 1952 usammo in profondità i capitoli con cui Marx smantella la teoria trinitaria dei redditi e delle fonti di essi: parte del Reddito viene dal Lavoro, ed è corrisposto nel Salario, parte dalla Natura ed è la Rendita, parte dal Denaro ed è l’interesse. Lo stesso Profitto del Capitale è obliterato in questa formula, a cui in sostanza si riducono i modernissimi professori della nuova Scienza, l’Economia del Flogisto.

In quelle pagine di Marx fiammeggia in opposizione al concetto borghese di Libertà della Persona quello comunista del Tempo disponibile per la Specie, il suo sviluppo materiale e mentale, e la sua armonia di letizia.

L’umanità non uscirà, dice Marx, dalla Necessità, ma questa non avrà la forma di una parte di essa stessa contro l’altra, bensì solo quella della natura ambientale sempre più controllata e piegata da una Scienza senza più flogisti e trinità (Libro III, capitolo XLVIII: la Formula Trinitaria).

«Nello stesso tempo che i bisogni, si estende l’impero sulla necessità naturale e con lui le forze produttive (naturali, disciplinate dal meccanismo automatico di cui nella Grundrisse) che daranno soddisfazione a questi bisogni (con un minimo di lavoro necessario e, al limite, con solo volontario lavoro-godimento). In questo stato di cose (il comunismo) la libertà consiste solo in questo: l’uomo sociale, i produttori associati, regolano in modo razionale i loro scambi con la natura e li sottomettono al loro collettivo controllo, invece di lasciarsi da essi ciecamente dominare; ed essi compiono questi scambi col minore possibile sforzo e nelle condizioni più degne ed adeguate alla umana loro natura».

Monumento e gioiello sorto dal Cervello Sociale, la teoria del valore di scambio di Carlo Marx è completa lungo i decenni di stesura della sua opera, corre senza pentimenti, e senza i facinorosi miglioramenti ed arricchimenti dei moderni vaneggiatoci chiusi nei sottofondi dell’impotenza ad affissare la luce che sfavillò di un colpo solo.

Il valore di scambio regge il tempo capitalista, e per il suo corso il valore si misura dal tempo di lavoro.

Nel socialismo non vi sono più misure di lavoro, né di valore. Non vi sono più scambi tra uomini ed uomini. Resta uno scambio solo: tra la Società umana e la Natura.