Parti Communiste International

Il Programma Comunista 1960/22

Conditions d’admission des Partis à l’ Internationale Communiste

Avant-propos

Le premier Congrès constituant de l’Internationale Communiste n’a pas élaboré les conditions précises de l’admission des Partis dans la IIIe Internationale. Au moment où eut lieu son premier Congrès, il n’y avait dans la plupart des pays que des tendances et des groupes communistes.
Le deuxième Congrès de l’Internationale Communiste se réunit dans de tout autres conditions. Dans la plupart des pays il y a désormais, au lieu des tendances et des groupes, des Partis et des organisations communistes.

De plus en plus souvent, des Partis et des groupes qui, récemment encore, appartenaient à la IIe Internationale et qui voudraient maintenant adhérer à l’Internationale Communiste s’adressent à elle, sans pour cela être devenus véritablement communistes. La IIe Internationale est irrémédiablement défaite. Les Partis intermédiaires et les groupes du « centre » voyant leur situation désespérée, s’efforcent de s’appuyer sur l’Internationale Communiste, tous les jours plus forte, en espérant conserver cependant une « autonomie » qui leur permettrait de poursuivre leur ancienne politique opportuniste ou « centriste ». L’Internationale Communiste est, d’une certaine façon, à la mode.

Le désir de certains groupes dirigeants du « centre » d’adhérer à la IIIe Internationale nous confirme indirectement que l’Internationale Communiste a conquis les sympathies de la grande majorité des travailleurs conscients du monde entier et constitue une puissance qui croît de jour en jour.

L’Internationale Communiste est menacée de l’envahissement de groupes indécis et hésitants qui n’ont pas encore pu rompre avec l’idéologie de la IIe Internationale.

En outre, certains Partis importants (italien, suédois), dont la majorité se place au point de vue communiste, conservent encore en leur sein de nombreux éléments réformistes et social-pacifistes qui n’attendent que l’occasion pour relever la tête, saboter activement la révolution prolétarienne, en venant ainsi en aide à la bourgeoisie et à la IIe Internationale.

Aucun communiste ne doit oublier les leçons de la République des soviets hongroise. L’union des communistes hongrois avec les réformistes a coûté cher au prolétariat hongrois.

C’est pourquoi le 2e Congrès international croit devoir fixer de façon tout à fait précise les conditions d’admission des nouveaux Partis et indiquer par la même occasion aux Partis déjà affiliés les obligations qui leur incombent.

Le 2e Congrès de l’Internationale Communiste décide que les conditions d’admission dans l’Internationale sont les suivantes :

1. La propagande et l’agitation quotidiennes doivent avoir un caractère effectivement communiste et se conformer au programme et aux décisions de la IIIe Internationale. Tous les organes de la presse du Parti doivent être rédigés par des communistes sûrs, ayant prouvé leur dévouement à la cause du prolétariat. Il ne convient pas de parler de dictature prolétarienne comme d’une formule apprise et courante ; la propagande doit être faite de manière à ce que la nécessité en ressorte pour tout travailleur, pour toute ouvrière, pour tout soldat, pour tout paysan, des faits mêmes de la vie quotidienne, systématiquement notés par notre presse. 
La presse périodique ou autre et tous les services d’éditions doivent être entièrement soumis au Comité Central du Parti, que ce dernier soit légal ou illégal. Il est inadmissible que les organes de publicité mésusent de l’autonomie pour mener une politique non conforme à celle du Parti. Dans les colonnes de la presse, dans les réunions publiques, dans les syndicats, dans les coopératives, partout où les partisans de la IIIe Internationale auront accès, ils auront à flétrir systématiquement et impitoyablement non seulement la bourgeoisie, mais aussi ses complices, réformistes de toutes nuances.

2. Toute organisation désireuse d’adhérer à l’Internationale Communiste doit régulièrement et systématiquement écarter des postes impliquant tant soit peu de responsabilité dans le mouvement ouvrier (organisations de Parti, rédactions, syndicats, fractions parlementaires, coopératives, municipalités) les réformistes et les « centristes » et les remplacer par des communistes éprouvés, – sans craindre d’avoir à remplacer, surtout au début, des militants expérimentés, par des travailleurs sortis du rang.

3. Dans presque tous les pays de l’Europe et de l’Amérique la lutte de classes entre dans la période de guerre civile. Les communistes ne peuvent, dans ces conditions, se fier à la légalité bourgeoise. Il est de leur devoir de créer partout, parallèlement à l’organisation légale, un organisme clandestin, capable de remplir au moment décisif, son devoir envers la révolution. Dans tous les pays où, par suite de l’état de siège ou de lois d’exception, les communistes n’ont pas la possibilité de développer légalement toute leur action, la concomitance de l’action légale et de l’action illégale est indubitablement nécessaire.

4. Le devoir de propager les idées communistes implique la nécessité absolue de mener une propagande et une agitation systématique et persévérante parmi les troupes. Là, où la propagande ouverte est difficile par suite de lois d’exception, elle doit être menée illégalement ; s’y refuser serait une trahison à l’égard du devoir révolutionnaire et par conséquent incompatible avec l’affiliation à la IIIe internationale.

5. Une agitation rationnelle et systématique dans les campagnes est nécessaire. La classe ouvrière ne peut vaincre si elle n’est pas soutenue tout au moins par une partie des travailleurs des campagnes (journaliers agricoles et paysans les plus pauvres) et si elle n’a pas neutralisé par sa politique tout au moins une partie de la campagne arriérée. L’action communiste dans les campagnes acquiert en ce moment une importance capitale. Elle doit être principalement le fait des ouvriers communistes en contact avec la campagne. Se refuser à l’accomplir ou la confier à des demi-réformistes douteux c’est renoncer à la révolution prolétarienne.

6. Tout Parti désireux d’appartenir à la IIIe Internationale, a pour devoir de dénoncer autant que le social-patriotisme avoué le social-pacifisme hypocrite et faux ; il s’agit de démontrer systématiquement aux travailleurs que, sans le renversement révolutionnaire du capitalisme, nul tribunal arbitral international, nul débat sur la réduction des armements, nulle réorganisation « démocratique » de la Ligue des Nations ne peuvent préserver l’humanité des guerres impérialistes.

7. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste ont pour devoir de reconnaître la nécessité d’une rupture complète et définitive avec le réformisme et la politique du centre et de préconiser cette rupture parmi les membres des organisations. L’action communiste conséquente n’est possible qu’à ce prix.
L’Internationale Communiste exige impérativement et sans discussion cette rupture qui doit être consommée dans le plus bref délai. L’Internationale Communiste ne peut admettre que des réformistes avérés, tels que Turati, Kautsky, Hilferding, Longuet, Mac-Donald, Modigliani et autres, aient le droit de se considérer comme des membres de la IIIe Internationale, et qu’ils y soient représentés. Un pareil état de choses ferait ressembler par trop la IIIe Internationale à la IIe.

8. Dans la question des colonies et des nationalités opprimées, les Partis des pays dont la bourgeoisie possède des colonies ou opprime des nations, doivent avoir une ligne de conduite particulièrement claire et nette. Tout Parti appartenant à la IIIe Internationale a pour devoir de dévoiler impitoyablement les prouesses de « ses » impérialistes aux colonies, de soutenir, non en paroles mais en fait, tout mouvement d’émancipation dans les colonies, d’exiger l’expulsion des colonies des impérialistes de la métropole, de nourrir au coeur des travailleurs du pays des sentiments véritablement fraternels vis-à-vis de la population laborieuse des colonies et des nationalités opprimés et d’entretenir parmi les troupes de la métropole une agitation continue contre toute oppression des peuples coloniaux.

9. Tout Parti désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste doit poursuivre une propagande persévérante et systématique au sein des syndicats, coopératives et autres organisations des masses ouvrières. Des noyaux communistes doivent être formés, dont le travail opiniâtre et constant conquerra les syndicats au communisme. Leur devoir sera de révéler à tout instant la trahison des social-patriotes et les hésitations du « centre ». Ces noyaux communistes doivent être complètement subordonnés à l’ensemble du Parti.

10. Tout Parti appartenant à l’Internationale Communiste a pour devoir de combattre avec énergie et ténacité l’« Internationale » des syndicats jaunes fondée à Amsterdam. Il doit répandre avec ténacité au sein des syndicats ouvriers l’idée de la nécessité de la rupture avec l’Internationale Jaune d’Amsterdam. Il doit par contre concourir de tout son pouvoir à l’union internationale des syndicats rouges adhérant à l’Internationale Communiste.

11. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste ont pour devoir de réviser la composition de leurs fractions parlementaires, d’en écarter les éléments douteux, de les soumettre, non en paroles mais en fait, au Comité Central du Parti, d’exiger de tout député communiste la subordination de toute son activité aux intérêts véritables de la propagande révolutionnaire et de l’agitation.

12. Les Partis appartenant à l’Internationale Communiste doivent être édifiés sur le principe de la centralisation démocratique. A l’époque actuelle de guerre civile acharnée, le Parti Communiste ne pourra remplir son rôle que s’il es t organisé de la façon la plus centralisée, si une discipline de fer confinant à la discipline militaire y est admise et si son organisme central est muni de larges pouvoirs, exerce une autorité incontestée, bénéficie de la confiance unanime des militants.

13. Les Partis Communistes des pays où les communistes militent légalement doivent procéder à des épurations périodiques de leurs organisations, afin d’en écarter les éléments intéressés et petit-bourgeois.

14. Les Partis désireux d’appartenir à l’Internationale Communiste doivent soutenir sans réserves toutes les républiques soviétiques dans leurs luttes avec la contre-révolution. Ils doivent préconiser inlassablement le refus des travailleurs de transporter les munitions et les équipements destinés aux ennemis des républiques soviétiques, et poursuivre, soit légalement soit illégalement, la propagande parmi les troupes envoyées contre les républiques soviétiques.

15. Les Partis qui conservent jusqu’à ce jour les anciens programmes social-démocrates ont pour devoir de les réviser sans retard et d’élaborer un nouveau programme communiste adapté aux conditions spéciales de leur pays et conçu dans l’esprit de l’Internationale Communiste. 
Il est de règle que les programmes des Partis affiliés à l’Internationale Communiste soient confirmés par le Congrès International ou par le Comité Exécutif. Au cas où ce dernier refuserait sa sanction à un Parti, celui-ci aurait le droit d’en appeler au Congrès de l’Internationale Communiste.

16. Toute les décisions des Congrès de l’Internationale Communiste, de même que celles du Comité Exécutif, sont obligatoires pour tous les Partis affiliés à l’Internationale Communiste. Agissant en période de guerre civile acharnée, l’Internationale Communiste et son Comité Exécutif doivent tenir compte des conditions de lutte si variées dans les différents pays et n’adopter de résolutions générales et obligatoires que dans les questions où elles sont possibles.

17. Conformément à tout ce qui précède, tous les Partis adhérant à l’Internationale Communiste doivent modifier leur appellation. Tout Parti désireux d’adhérer à l’Internationale Communiste doit s’intituler Parti Communiste de… (section de la IIIe Internationale Communiste). Cette question d’appellation n’est pas une simple formalité ; elle a aussi une importance politique considérable. L’Internationale Communiste a déclaré une guerre sans merci au vieux monde bourgeois tout entier et à tous les vieux Partis social-démocrates jaunes. Il importe que la différence entre les Partis Communistes et les vieux Partis « socialdémocrates » ou « socialistes » officiels qui ont vendu le drapeau de la classe ouvrière soit plus nette aux yeux de tout travailleur.

18. Tous les organes dirigeants de la presse des Partis de tous les pays sont obligés d’imprimer tous les documents officiels importants du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste.

19. Tous les Partis appartenant à l’Internationale Communiste ou sollicitant leur adhésion sont obligés de convoquer (aussi vite que possible), dans un délai de 4 mois après le 2e Congrès de l’Internationale Communiste, au plus tard, un Congrès extraordinaire afin de se prononcer sur ces conditions. Les Comités Centraux doivent veiller à ce que les décisions du 2e Congrès de l’Internationale Communiste soient connues de toutes les organisations locales.

20. Les Partis qui voudraient maintenant adhérer à la IIIe Internationale, mais qui n’ont pas encore modifié radicalement leur ancienne tactique, doivent préalablement veiller à ce que les 2/3 des membres de leur Comité Central et des Institutions centrales les plus importantes soient composés de camarades, qui déjà avant le 2e Congrès s’étaient ouvertement prononcés pour l’adhésion du Parti à la IIIe Internationale. Des exceptions peuvent être faites avec l’approbation du Comité Exécutif de l’Internationale Communiste. Le Comité Exécutif se réserve le droit de faire des exceptions pour les représentants de la tendance centriste mentionnés dans le paragraphe 7.

21. Les adhérents au Parti qui rejettent les conditions et les thèses établies par l’Internationale Communiste doivent être exclus du Parti. 
Il en est de même des délégués au Congrès extraordinaire.

Le condizioni di ammissione

Terza Internazionale 
II Congresso
VI seduta – 29 luglio 1920

Intervento della Sinistra del PSI – Resoconto stenografico

Vorrei sottoporvi alcune considerazioni, che propongo di utilizzare nella premessa alle tesi presentate dalla commissione, ed una proposta di modifica al punto 16, che dice: “I Partiti che finora hanno conservato il vecchio programma socialdemocratico, hanno l’obbligo di modificarlo nel più breve tempo possibile, e di elaborare, in corrispondenza alle particolari condizioni del loro paese, un nuovo programma comunista nel senso dei deliberati dell’Internazionale comunista. Come regola generale, il programma di ogni partito appartenente all’Internazionale comunista deve essere ratificato dal congresso ordinario dell’Internazionale comunista e dal suo Comitato esecutivo. In caso di mancata convalida da parte di quest’ultimo, il Partito in questione ha diritto appellarsi al congresso dell’Internazionale comunista”.

Questo Congresso ha una importanza capitale: esso deve difendere ed assicurare i principii fondamentali della III Internazionale. Quando nell’aprile 1917 il compagno Lenin ritornò in Russia e abbozzò le linee dorsali del nuovo programma del partito comunista, parlò anche della ricostituzione dell’Internazionale. Disse che quest’opera doveva poggiare su due basi essenziali: bisognava eliminare da un lato i socialpatrioti, dall’altro eliminare i socialdemocratici, quei socialisti della II Internazionale che ammettevano la possibilità della emancipazione del proletariato senza una lotta di classe spinta fino al ricorso alle armi, senza la necessità di realizzare la dittatura del proletariato dopo la vittoria nel periodo insurrezionale.

La realizzazione rivoluzionaria in Russia ci riconduceva sul terreno del marxismo, e il movimento rivoluzionario comunista salvatosi dalle rovine della II Internazionale si orientò in base a questo programma. Il lavoro così iniziato portò alla costituzione ufficiale di un nuovo organismo mondiale. E io credo che, nella situazione attuale – che non ha nulla di fortuito, ma che è determinata dal corso stesso della storia – corriamo il pericolo di vedere insinuarsi nelle nostre file elementi tanto della prima quanto della seconda categoria, di destra e di centro, che avevamo già allontanati.

Da quando la parola d’ordine « potere dei soviet » è stata lanciata nel mondo dal proletariato russo e internazionale, dopo la guerra l’onda rivoluzionaria si è dapprima levata, e il proletariato di tutto il mondo si è messo in movimento. Abbiamo visto nei vecchi partiti socialisti di tutti i paesi prodursi una selezione naturale e nascere dei partiti comunisti che hanno subito ingaggiato una lotta rivoluzionaria contro la borghesia.

Purtroppo, il periodo successivo ha segnato una battuta d’arresto, perché i rivoluzionari tedeschi bavaresi e ungheresi sono stati schiacciati dalla borghesia. La guerra è ora lontana nel passato. Il problema della guerra e della difesa nazionale non si pone più in forma immediata, ed è molto semplice ora venirci a dire che in una prossima guerra non si ricadrà negli antichi errori, cioè negli errori della unione sacra e della difesa nazionale.

La rivoluzione è lontana nell’avvenire, sosterranno i centristi, non è un problema del momento; e dichiareranno di accettare i cardini della III Internazionale: il potere dei soviet, la dittatura del proletariato, il terrore rosso. Sarebbe un grave pericolo, per noi, se commettessimo l’errore di accettare questa gente nei nostri ranghi.

La III Internazionale non può affrettare il corso della storia, non può né creare né suscitare con la forza la rivoluzione. In nostro potere è soltanto di preparare il proletariato. Ma è necessario, compagni, che il nostro movimento conservi il vantaggio che gli offrono le esperienze della guerra e della rivoluzione russa. Ed è a questo, penso, che dobbiamo rivolgere la massima attenzione.

Gli elementi di destra accettano le nostre tesi, ma in modo incompleto, con mille reticenze. Noi comunisti dobbiamo esigere che questa accettazione sia totale e senza riserve, sia nel campo della teoria che nel campo dell’azione.

Abbiamo visto la prima grande applicazione del metodo e della teoria marxista in Russia, cioè in un paese in cui il grado di sviluppo delle classi non era elevato. Nell’Europa occidentale, dove il capitalismo è più sviluppato, questo metodo dev’essere applicato con ancora maggiore nettezza e rigore.

Si è fatta qui una distinzione tra riformisti e rivoluzionari. È un linguaggio superato. Non ci possono più essere riformisti, perché la crisi borghese impedisce ogni lavoro di riforma. I socialisti di destra lo sanno e si dichiarano per una crisi di regime, si proclamano rivoluzionari, ma sperano che il carattere della lotta sia diverso che in Russia. Io penso, compagni, che l’Internazionale Comunista debba essere intransigente e mantenere fermamente il suo carattere politico rivoluzionario.

Contro i socialdemocratici bisogna erigere barriere insormontabili.

Bisogna costringere questi partiti ad una chiara e netta dichiarazione di principii. Ci dovrebbe essere un programma comune a tutti i partiti comunisti del mondo, cosa che purtroppo oggi non è ancora possibile. L’Internazionale non ha mezzi pratici per assicurarsi che costoro seguano il programma comunista. Propongo tuttavia di aggiungere la seguente condizione:

Quando, alla tesi 16, si dice: “I Partiti che finora hanno conservato il vecchio programma socialdemocratico, hanno l’obbligo di modificarlo nel più breve tempo possibile, e di elaborare, in corrispondenza alle particolari condizioni del loro paese, un nuovo programma comunista nel senso dei deliberati dell’Internazionale comunista”, le parole “in corrispondenza alle particolari condizioni del loro paese” e “nel senso dei deliberati dell’Internazionale comunista” dovrebbero essere soppresse e sostituite con le parole “elaborare un nuovo programma nel quale i principii della III Internazionale siano esposti in modo non equivoco e perfettamente collimanti con le risoluzioni dei congressi mondiali. La minoranza che voterà contro il nuovo programma dovrà in forza dello stesso voto essere esclusa dal partito. I partiti che hanno già aderito alla III Internazionale senza aver adempiuto a questa condizione, dovranno convocare immediatamente un congresso straordinario per uniformarvisi”.

La questione delle minoranze di destra, sulla quale non ho sentito pronunciarsi i rappresentanti del Partito socialista francese, e nemmeno dire che cacceranno dalle loro file Renaudel e compagni, deve essere posta con estrema chiarezza. Tutti coloro che votano contro il nuovo programma, devono uscire dal partito. In merito al programma non esiste disciplina: o lo si accetta o non lo si accetta, e nel secondo caso si abbandona il partito. Il programma è una cosa comune a tutti, non una cosa stabilita dalla maggioranza dei militanti. È questo che deve essere imposto ai partiti che vogliono essere ammessi nella III Internazionale. È oggi la prima volta, infine, che si stabilisce una differenza tra il desiderio di aderire all’Internazionale e il fatto di esservi accettati.

Ritengo che, dopo questo Congresso, si debba lasciare al Comitato Esecutivo il tempo di fare eseguire tutti gli obblighi imposti dall’Internazionale comunista. Dopo questo periodo, per così dire, di organizzazione, la porta dovrebbe essere chiusa e non ci dovrebbe essere altra via di ammissione che quella dell’adesione individuale al Partito comunista del rispettivo paese.

Propongo che la mozione del compagno Lenin, che era stata ritirata, venga reintrodotta, e cioè che i partiti i quali chiedono di essere ammessi abbiano una certa proporzione di comunisti nei loro organi direttivi. Preferirei che fossero tutti comunisti.

Bisogna combattere l’opportunismo dovunque. Ma questo compito sarà reso estremamente difficile se, al momento in cui si prendono provvedimenti per epurare la III Internazionale, si aprono le porte per fare entrare quelli che ne sono rimasti fuori.

A nome della sinistra del Partito socialista italiano, dichiaro che ci impegniamo a combattere e scacciare gli opportunisti in Italia. Ma non vorremmo che, se escono dalle nostre file, rientrino nell’Internazionale per altra via. Vi diciamo: avendo qui lavorato insieme, dobbiamo tornare nei nostri paesi e formare un fronte mondiale unico contro i socialtraditori, contro i sabotatori della Rivoluzione Comunista.
 

NOTA

La tesi proposta così come letta in principio è rimasta immutata, e nel testo definito non è la 16 ma la 15.

Le altre proposte dell’oratore furono accolte, in questa forma, nella condizione 19: “Tutti i partiti che appartengono alla Internazionale Comunista o chiedono di aderirvi, sono tenuti a convocare (al più presto possibile) in un termine di 4 mesi, dopo il III Congresso dell’I.C. al più tardi, un congresso straordinario allo scopo di pronunciarsi sulle presenti condizioni. I Comitati Centrali devono curare che le decisioni del II Congresso dell’I.C. siano portate a conoscenza di tutte le organizzazioni locali”.

E infine fu aggiunta la ben nota condizione 21: “Gli aderenti al partito che respingono le condizioni e le tesi stabilite dall’I.C. devono essere espulsi dal partito. Vale lo stesso per i delegati al congresso straordinario”.

Inoltre la condizione 20 riconferma la proposta di Lenin che i partiti che intendono entrare nell’I.C. curino prima di tutto che i due terzi dei membri della Direzione appartengano alla corrente comunista, sia pure con alcune eccezioni.

Thèses de la Fraction Communiste Abstentionniste sur le Parlement

1. Le Parlement est la forme de représentation politique propre au régime capitaliste. La critique de principe que font ont les communistes marxistes du parlementarisme et de la démocratie bourgeoise en général démontre que le droit de vote ne peut empêcher que tout l’appareil gouvernemental de l’Etat ne constitue le comité de défense des intérêts de la classe capitaliste dominante. En outre, bien que ce droit soit accordé à tous les citoyens de toutes les classes sociales dans les élections aux organes représentatifs de l’Etat, ce dernier ne s’en organise pas moins en instrument historique de la lutte bourgeoise contre la révolution prolétarienne.

2. Les communistes nient carrément que la classe ouvrière puisse conquérir le pouvoir en obtenant la majorité parlementaire. Seule la lutte révolutionnaire armée lui permettra d’atteindre ses objectifs. La conquête du pouvoir par le prolétariat, point de départ de l’oeuvre de construction économique communiste, implique la suppression violente et immédiate des organes démocratiques qui seront remplacés par les organes du pouvoir prolétarien : les Conseils ouvriers. La classe des exploiteurs étant ainsi privée de tout droit politique, le système de gouvernement et de représentation de classe, la dictature du prolétariat, pourra se réaliser. La suppression du parlementarisme est donc un but historique du mouvement communiste. Nous disons plus : la première forme de la société bourgeoise qui doit être renversée, avant la propriété capitaliste et avant la machine bureaucratique et gouvernementale elle-même, c’est précisément la démocratie représentative.

3. Ceci vaut également pour les institutions municipales et communales de la bourgeoisie qu’il est faux au point de vue théorique d’opposer aux organes de gouvernement, leur appareil étant en fait identique au mécanisme gouvernemental de la bourgeoisie. Le prolétariat révolutionnaire doit également les détruire et les remplacer par les Soviets locaux de députes ouvriers.

4. Alors que l’appareil exécutif militaire et politique de l’Etat bourgeois organise l’action directe contre la révolution prolétarienne, la démocratie constitue un moyen de défense indirecte en répandant dans les masses l’illusion qu’elles peuvent réaliser leur émancipation par un processus pacifique et que l’Etat prolétarien peut lui aussi prendre la forme parlementaire, avec droit de représentation pour la minorité bourgeoise. Le résultat de cette influence démocratique sur les masses prolétariennes a été la corruption du mouvement socialiste de la Deuxième Internationale dans le domaine de la théorie comme dans celui de l’action.

5. Actuellement, la tâche des communistes dans leur oeuvre de préparation idéologique et matérielle de la révolution est avant tout de libérer le prolétariat de ces illusions et de ces préjugés répandus dans ses rangs avec la complicité des vieux leaders social – démocrates qui le détournent de sa voie historique. Dans les pays où le régime démocratique existe déjà depuis longtemps et s’est profondément ancré dans les habitudes des masses et dans leur mentalité tout comme dans celle des partis social-démocrates traditionnels, cette tâche revêt une importance particulière et vient au premier rang des problèmes de la préparation révolutionnaire.

6. Dans la période où la conquête du pouvoir ne se présentait pas comme une possibilité proche pour le mouvement international du prolétariat et où ne se posait pas non plus le problème de sa préparation directe à la dictature, la participation aux élections et l’activité parlementaire pouvait encore offrir des possibilités de propagande, d’agitation, de critique. D’autre part, dans les pays où la révolution bourgeoise est encore en cours et crée des institutions nouvelles, l’intervention des communistes dans les organes représentatifs en formation peut offrir la possibilité d’influer sur le développement des événements pour que la révolution aille jusqu’à la victoire du prolétariat. 

7. Dans la période historique actuelle (ouverte par la fin de la guerre mondiale avec ses conséquences sur l’organisation sociale bourgeoise; par la révolution russe, première réalisation de la conquête du pouvoir par le prolétariat, et par la constitution de la nouvelle Internationale en opposition au social-démocratisme des traîtres) et dans les pays où le régime démocratique a depuis longtemps achevé sa formation, il n’existe plus, au contraire, aucune possibilité d’utiliser la tribune parlementaire pour l’oeuvre révolutionnaire des communistes, et la clarté de la propagande non moins que la préparation efficace de la lutte finale pour la dictature exigent que les communistes mènent une agitation pour le boycottage des élections par les ouvriers. 

8. Dans ces conditions historiques, le problème central étant devenu la conquête révolutionnaire du pouvoir par le prolétariat, toute l’activité politique du parti de classe doit être consacrée à ce but direct. Il est nécessaire de briser le mensonge bourgeois qui veut que tout heurt entre les partis politiques adverses, toute lutte pour le pouvoir se déroule dans le cadre du mécanisme démocratique, à travers les élections et les débats parlementaires. On ne pourra y parvenir sans rompre avec la méthode traditionnelle qui consiste à appeler les ouvriers à voter – côte à côte avec les membres de la classe adverse -, sans mettre fin au spectacle de délégués du prolétariat travaillant sur le même terrain parlementaire que ses exploiteurs.

9. La dangereuse conception qui réduit toute action politique à des luttes électorales et à l’activité parlementaire n’a été que trop répandue par la pratique ultraparlementaire des partis socialistes traditionnels. D’autre part, le dégoût du prolétariat pour cette pratique de trahison a préparé un terrain favorable aux erreurs des syndicalistes et des anarchistes qui dénient toute valeur à l’action politique et aux fonctions du parti. C’est pourquoi les partis communistes n’obtiendront jamais un large succès dans la propagande pour la méthode révolutionnaire marxiste s’ils n’appuient pas leur travail direct pour la dictature du prolétariat et pour les Conseils ouvriers sur l’abandon de tout contact avec l’engrenage de la démocratie bourgeoise.

10. La très grande importance attribuée en pratique à la campagne électorale et à ses résultats, le fait que pour une période fort longue le parti lui consacre toutes ses forces et toutes ses ressources (hommes, presse, moyens économiques) concourt, d’un côté, malgré tous les discours publics et toutes les déclarations théoriques, à renforcer la sensation que c’est bien là l’action centrale pour les buts communistes et, de l’autre, provoque l’abandon presque complet du travail d’organisation et de préparation révolutionnaire, donnant à l’organisation du parti un caractère technique tout à fait contraire aux exigences du travail révolutionnaire légal ou illégal.

11. Pour les partis qui, par décision de la majorité, sont passés à la IIIe Internationale, le fait de continuer l’action électorale interdit la sélection nécessaire ; or, sans l’élimination des éléments social-démocrates, la IIIe Internationale manquera à sa tâche historique et ne sera pas l’armée disciplinée et homogène de la révolution mondiale.

12.La nature même des débats au parlement et autres organes démocratiques exclut toute possibilité de passer à la critique de la politique des partis adverses, à une propagande contre le principe même du parlementarisme, à une action qui dépasse les limites du règlement parlementaire. De la même manière il est impossible d’obtenir le mandat qui donne le droit à la parole si l’on refuse de se soumettre à toutes les formalités établies par la procédure électorale. Le succès de l’escrime parlementaire ne sera que fonction de l’habileté à manœuvrer l’arme commune des principes sur lesquels se fonde l’institution elle-même et des astuces du règlement ; de même, le succès de la campagne électorale se jugera toujours et uniquement sur le nombre de voix ou de mandats obtenus. Tous les efforts des partis communistes pour donner un caractère tout à fait différent à la pratique du parlementarisme ne pourront pas ne pas conduire à l’échec les énergies dépensées dans ce travail de Sisyphe. La cause de la révolution communiste exige instamment qu’elles se dépensent au contraire sur le terrain de l’attaque directe du régime de l’exploitation capitaliste. 

Le Tesi: Il comunismo, la lotta per la dittatura del proletariato e l’utilizzo dei parlamenti borghesi

Teso Bucharin-Lenin approvate al II Congresso

I

1. Il parlamentarismo come sistema statale è divenuto la forma « democratica » di dominio della borghesia, la quale, a un certo grado del suo sviluppo, ha bisogno della finzione di una rappresentanza popolare che, mentre esteriormente appare come l’organizzazione di una « volontà del popolo » al di sopra delle classi, in realtà è uno strumento di oppressione e soggiogamento nelle mani del capitale imperante.

2. Il parlamentarismo è una determinata forma di ordinamento dello Stato. Perciò, esso non può in nessun caso essere una forma della società comunista, che non conosce né classi, né lotta di classe, né potere statale di sorta.

3. Il parlamentarismo non può neppure essere la forma dell’amministrazione proletaria dello Stato nel periodo di transizione dalla dittatura della borghesia alla dittatura del proletariato. Nel momento di lotta di classe inasprita, che trapassa in guerra civile, il proletariato deve inevitabilmente costruire la sua organizzazione statale come organizzazione di combattimento in cui non siano ammessi i rappresentanti delle vecchie classi dominanti. In questo stadio, ogni finzione di una « volontà generale del popolo » è direttamente nociva al proletariato. Il proletariato non ha bisogno di alcuna divisione parlamentare del potere; essa gli è nefasta. La forma della dittatura proletaria è la Repubblica dei Consigli.

4. I parlamenti borghesi, che costituiscono i più importanti ingranaggi della macchina statale della borghesia, non possono essere conquistati così come il proletariato non può conquistare lo Stato borghese in generale. Il compito del proletariato consiste nel far saltare la macchina statale della borghesia, nel distruggerla e, insieme con essa, distruggere gli istituti parlamentari, poco importa se repubblicani o monarchico-costituzionali.

5. Lo stesso vale per le istituzioni municipali della borghesia, che è teoricamente erroneo contrapporre agli organi dello Stato. In realtà, essi sono appunto quegli ingranaggi del meccanismo statale della borghesia, che il proletariato rivoluzionario deve distruggere e sostituire con Consigli locali di operai.

6. Il comunismo nega dunque il parlamentarismo come forma del futuro ordine sociale. Lo nega come forma della dittatura di classe del proletariato. Nega la possibilità di una duratura conquista del parlamento; si pone il compito di distruggere il parlamentarismo. Perciò si può parlare soltanto di utilizzo degli istituti statali borghesi ai fini della loro distruzione. In questo e soltanto in questo senso è lecito porre la questione.
 

II

7. Ogni lotta di classe è una lotta politica, perché è in definitiva una lotta per il potere. Ogni sciopero che si estenda a tutto un paese diventa un pericolo per lo Stato borghese, e quindi assume carattere politico. Voler abbattere la borghesia e distruggerne lo Stato significa dover condurre una lotta politica. Creare un apparato proletario di classe – qualunque esso sia – per l’amministrazione e per la repressione della resistenza della borghesia, significa conquistare il potere politico.

8. La questione della lotta politica non si identifica dunque con la questione dell’atteggiamento verso il parlamentarismo. Essa è la questione generale della lotta di classe proletaria che, da piccole lotte parziali, si trasforma in lotta per l’abbattimento dell’ordine capitalista in generale.

9. Il metodo più importante di lotta del proletariato contro la borghesia, cioè contro il suo potere statale, è prima di tutto il metodo delle azioni di massa. Queste sono organizzate e dirette dalle organizzazioni rivoluzionarie di massa del proletariato (sindacati, partiti, soviet) sotto la direzione generale di un partito comunista compatto, disciplinato e centralizzato. La guerra civile è una vera e propria guerra. In essa il proletariato deve possedere un buon corpo politico di ufficiali, un buon stato maggiore politico, che diriga tutte le operazioni su tutti i campi di battaglia.

10. La lotta delle masse è tutto un sistema di azioni in sviluppo continuo, che assumono forme sempre più aspre e portano logicamente alla insurrezione contro lo Stato capitalistico. In questa lotta che si trasforma in guerra civile, il partito dirigente del proletariato deve assicurarsi di norma tutte le posizioni legali possibili, farne dei punti di appoggio sussidiari della sua attività rivoluzionaria e subordinarle al piano della campagna principale, la campagna della lotta delle masse.

11. Uno di questi punti d’appoggio sussidiari è la tribuna del parlamento borghese. Contro la partecipazione alla lotta parlamentare non si può in nessun caso addurre l’argomento che il parlamento è un istituto statale borghese. Il Partito comunista entra in questo istituto non per svolgervi un lavoro organico, ma per aiutare le masse, dall’interno del parlamento, a distruggere con la propria azione la macchina statale della borghesia e il parlamento stesso. (Esempi: l’attività di Liebknecht in Germania, dei bolscevichi nella Duma zarista, nella « Conferenza democratica » e nel « Preparlamento » di Kerenski, nella « Costituente » e nelle dume cittadine, e, infine, l’azione dei comunisti bulgari).

12. Questo lavoro in seno al parlamento, che serve essenzialmente all’agitazione rivoluzionaria dalla tribuna parlamentare, allo smascheramento del nemico, e all’unificazione ideologica delle masse – le quali sono prigioniere, soprattutto nei paesi arretrati, di illusioni democratiche, e i cui occhi sono ancora rivolti alla tribuna parlamentare – deve essere completamente subordinato ai fini e ai compiti della lotta extraparlamentare delle masse.

La partecipazione alle campagne elettorali e la propaganda rivoluzionaria dall’alto della tribuna parlamentare, rivestono una particolare importanza per la conquista politica di quegli strati della classe operaia (come per esempio le masse lavoratrici delle campagne) che sono rimasti finora estranei alla vita politica.

13. I comunisti, se ottengono la maggioranza nelle istituzioni municipali, devono: a) condurre un’opposizione rivoluzionaria contro il potere centrale borghese; b) fare di tutto per aiutare la popolazione più povera (misure economiche, organizzazione o tentativi di organizzazione di milizie operaie armate ecc.); c) mostrare in ogni occasione i limiti che il potere statale centrale borghese oppone ad ogni riforma veramente radicale; d) svolgere su questa base una propaganda rivoluzionaria decisa, senza temere i conflitti col potere statale; e) in date circostanze, sostituire le amministrazioni comunali ecc. con soviet operai locali. L’intero lavoro dei comunisti nelle istituzioni municipali deve quindi far parte integrante della loro attività generale per l’abbattimento dello Stato capitalistico.

14. La campagna elettorale non deve mai essere una caccia al più gran numero possibile di seggi, ma una mobilitazione rivoluzionaria delle masse per le parole d’ordine della rivoluzione proletaria. La lotta elettorale deve essere condotta dall’intera massa degli iscritti al partito, non dal solo strato dirigente. Tutte le azioni di massa (scioperi, dimostrazioni, fermento tra i soldati e i marinai, ecc.), che si verifichino in quel particolare momento devono essere sfruttate lavorando in strettissimo contatto con esse. Tutte le organizzazioni proletarie di massa devono essere mobilitate per un lavoro attivo.

15. Quando tutte queste condizioni, come pure quelle contenute in istruzioni particolari, siano osservate, l’attività parlamentare è l’esatto opposto del sudicio politicantismo praticato dai partiti socialdemocratici di tutti i paesi, che vanno in parlamento per sostenere questa istituzione « democratica » o, nel migliore dei casi, per « conquistarla ». Il Partito comunista può essere soltanto per l’utilizzo rivoluzionario del parlamentarismo nello spirito di Karl Liebknecht, di Hoeglund e dei bolscevichi.
 

III

16. L’ »antiparlamentarismo » di principio, nel senso di un rifiuto assoluto e categorico della partecipazione alle elezioni e dell’azione parlamentare rivoluzionaria, è dunque una dottrina ingenua, infantile, che non regge alla critica; una dottrina che trae a volte origine da un sano disgusto per i politicanti parlamentari, ma, nello stesso tempo, non vede le possibilità di un parlamentarismo rivoluzionario. Inoltre questa dottrina è spesso legata ad una concezione del tutto erronea della funzione del partito, che vede nel Partito comunista non l’avanguardia centralizzata dei lavoratori, ma un sistema decentrato di gruppi legati solo da vincoli deboli ed elastici.

17. D’altra parte, dal riconoscimento in linea di principio dell’attività parlamentare non segue in alcun modo che si debba partecipare in tutte le circostanze a date elezioni e sedute del parlamento. Ciò dipende da tutta una serie di condizioni specifiche. In certi casi può essere necessaria l’uscita dal parlamento. Così agirono i bolscevichi quando abbandonarono il Preparlamento, per farlo saltare, togliergli subito ogni forza, e contrapporgli brutalmente il Soviet di Pietrogrado, che era alla vigilia dell’insurrezione; così agirono quando sciolsero la Costituente e spostarono il centro di gravità degli avvenimenti politici verso il III Congresso dei Soviet. In altri casi, possono essere necessari il boicottaggio delle elezioni e l’immediata, violenta eliminazione dell’intero apparato statale e della cricca parlamentare borghese, o anche una partecipazione alle elezioni combinata col boicottaggio del parlamento.

18. Perciò, pur riconoscendo in regola generale la necessità di partecipare alle elezioni, ai parlamenti centrali e agli organi dell’autogoverno locale, e di lavorare in queste istituzioni, il Partito comunista deve decidere la questione in concreto, partendo dalle peculiarità specifiche del momento. Il boicottaggio delle elezioni o del parlamento, come pure l’uscita dal parlamento stesso, sono ammissibili in particolare quando esistono i presupposti immediati del passaggio alla lotta armata.

19. In tutto ciò, si deve sempre tener presente il carattere relativamente secondario di questa questione. Poiché il centro di gravità risiede nella lotta extraparlamentare per il potere politico, va da sé che la questione della dittatura proletaria e della lotta delle masse per questa dittatura non può essere messa sullo stesso piano con la questione particolare dello sfruttamento del parlamentarismo.

20. Perciò l’Internazionale Comunista afferma con la massima energia che ritiene un grave errore ogni scissione o tentativo di scissione in seno ai partiti comunisti su questa questione e per questo solo motivo. Il Congresso invita tutti coloro che stanno sul terreno della lotta delle masse per la dittatura proletaria sotto la guida di un partito centralizzato del proletariato rivoluzionario, di un partito che eserciti la sua influenza in tutte le organizzazioni di massa della classe lavoratrice, a realizzare la più completa unità dei gruppi comunisti, malgrado possibili divergenze di idee sul problema dell’utilizzo dei parlamenti borghesi.

 

Premessa alle Tesi sul parlamentarismo approvate al Congresso

Le tesi sul parlamentarismo, approvate dal II Congresso, erano preceduta da una premessa su «La nuova epoca e il nuovo parlamentarismo», che qui riproduciamo a perpetua vergogna degli attuali «marxisti-leninisti» di marca cremlinesca. Ogni commento è superfluo.

La posizione dei partiti socialisti di fronte al parlamentarismo consistette fin dall’inizio, cioé fin dal tempo della I Internazionale, nello sfruttare i parlamenti borghesi a scopi di agitazione. La partecipazione al parlamento era considerat dall’angolo visuale dello sviluppo della coscienza di classe del proletariato nella sua lotta contro le classi dominanti.

Questo atteggiamento si modificò non sotto l’influenza della teoria, ma sotto l’influenza della evoluzione politica. Grazie all’aumento delle forze produttive e all’allargamento del campo dello sfruttamento capitalistico, il capitalismo e con esso gli Stati parlamentari raggiunsero una stabilità maggiore. Le conseguenze di ciò furono: l’adattamento della tattica parlamentare dei partiti socialisti al lavoro legislativo «organico» dei parlamenti borghesi, la crescente importanza della lotta per le riforme nella cornice del capitalismo, il predominio del cosiddetto programma minimo della socialdemocrazia, la trasformazione del programma massimo in una piattaforma di discussioni intorno a una «meta finale» molto lontana.

Su questa base si svilupparono i fenomeni del carrierismo parlamentare, della corruzione, del tradimento aperto e nascosto degli interessi più elementari della classe operaia.

La posizione della III Internazionale di fronte al parlamentarismo non è determinata da una nuova dottrina, ma dal mutamento avvenuto nel ruolo dello stesso parlamentarismo. Nell’epoca passata, il parlamento, come strumento del capitalismo in ascesa, svolse in un certo senso un lavoro storicamente progressivo. Ma, nelle condizioni odierne, nell’epoca dell’imperialismo sfrenato, il parlamento è divenuto uno strumento della menzogna, dell’inganno, della violenza e di una snervante logorrea. Di fronte alle devastazioni alle rapine, alle violenze, alle piraterie e alle distruzioni compiute dall’imperialismo, le riforme prive di ogni pianificazione e consistenza perdono, per le masse lavoratrici, ogni importanza pratica.

Insieme con la società borghese, anche il parlamentarismo perde la sua stabilità. Il passaggio dal’epoca organiza all’epoca critica crea le basi per una nuova attività del proletariato sul terreno del parlamentarismo. Per esempio, il Partito operaio russo (o bolscevico) ha già elaborato il nocciolo del parlamentarismo rivoluzionario nell’epoca trascorsa quando la Russia, dopo il 1905, aveva perduto il suo equilibrio politico e sociale e si era aperto il periodo delle tempeste e dei sommoventi interni.

Quando certi socialisti che inclinano verso il comunismo si richiamano al fatto che il momento per la rivoluzione nei loro Paesi non è ancora venuto, e si rifiutano di rompere i ponti con gli opportunisti parlamentari, essi, consciamente o semi-consciamente, partono da una valutazione dell’epoca attuale come di un’epoca di stabilità relativa dell’imperialismo e credono che, su questa base, nella lotta per le riforme, una coalizione coi Turati e i Longuet possa dare risultati pratici.

Il comunismo deve invece partire da una chiara valutazione teorica del carattere dell’epoca presente (punto estremo di sviluppo del capitalismo; suo auto-rinnegamento e auto-distruzione imperialistica; sviluppo incessante della guerra civile ecc.). Nei fiversi paesi, le forme dei rapporti interni e dei raggruppamenti politici possono essere diverse, ma il nocciolo rimane dovunque uno solo: si tratta per noi della preparazione politica e tecnica diretta della insurrezione del proletariato; della distruzione del potere statale borghese e della istituzione di un nuovo potere statale proletario.

Oggi, il parlamento non può essere in nessun caso, per i comunisti, il teatro della lotta per le riforme, per il miglioramento delle condizioni della classe lavoratrice, come fu il caso in certi momenti del periodo passato. Il centro di gravità della vita politica si è spostato fuori dal parlamento, e in modo definitivo. D’altra parte, la borghesia, non solo a causa dei suoi rapporti con le masse lavoratrici, ma anche a causa dei complicati rapporti reciproci all’interno della classe borghese, è costretta a realizzare una parte delle sue misure, in un modo o nell’altro, attraverso il parlamento, dove le varie cricche si contendono il potere, manifestano i loro punti di forza, tradiscono i loro punti di debolezza, si compromettono ecc.

Il compito storico immediato della classe operaia consiste perciò nello strappare questi apparati dalle mani delle classi dominanti, nel distruggerli, nello annientarli, e nel sostituirli con nuovi organi di potere proletari. Nello stesso tempo, lo stato maggiore rivoluzionario della classe operaia ha uno straordinario interesse ad avere i suoi portavoce nelle istituzioni parlamentari della borghesia, per facilitare questo compito di annientamento e distruzione.

Ne segue in modo del tutto chiaro la differenza radicale tra la tattica dei comunisti, che entrano nel parlamento con obiettivi rivoluzionari, e quella dei parlamentari socialisti. Questi ultimi partono dalla premessa di una relativa stabilità, di una durata indefinita del regime attuale. Si pongono il compito di ottenere con tutti i mezzi delle riforme, e hanno interesse che ogni conquista delle masse sia valutata corrispondentemente come merito del parlamentarismo socialista (Turati, Longuet, ecc.).

Al posto del vecchio parlamentarismo capitolardo subentra il nuovo parlamentarismo inteso come uno degli strumenti della distruzione cdel parlamentarismo borghese. D’altra parte, le tradizioni disgustose della vecchia tattica parlamentare spingono taluni elementi rivoluzionari nel campo degli avversari di principio del parlamentarismo (gli IWW, i sindacalisti rivoluzionari, il Partito Operaio Comunista di Germania). Tenuto ocntro di questi fenomeni, il II Congresso della Internazionale Comunista presenta le seguenti tesi. (Seguono le tesi riportate qui sopra sul «Comunismo, la lotta per la dittatura del proletariato, e l’utilizzazione dei parlamenti borghesi»).