Parti Communiste International

La paix des spoutniks

Catégories: Imperialism, Space Race, Stalinism, USA, USSR

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« L’offensive soviétique de paix » dont s’ébaubit actuellement l’Occident avait été préparée dès le XXe Congrès du P.C.U.S., c’est-à-dire dès février 1956, par deux liquidations impressionnantes. La première fut, comme on sait, celle de Staline dont en garantie de « sincère volonté de coexistence pacifique », les « communistes » russes n’hésitèrent pas à offrir la tête aux impérialismes de l’Ouest, à titre posthume, il est vrai. Quant à la seconde, elle frappait non pas un cadavre, mais la thèse marxiste terriblement vivante de l’INÉVITABILITÉ DES GUERRES EN RÉGIME CAPITALISTE, que même Staline avait été obligé de reprendre partiellement au précédent Congrès.

Des racines matérielles de cette tentative désespérée de se réconcilier avec le « système social » soi-disant ennemi, nous disions, entre autres, la chose suivante :

« Dans les huit dernières années, la population russe s’est accrue à un rythme très rapide, égal à celui d’avant la dernière guerre. Mais la natalité et l’augmentation de la population se sont arrêtées brusquement en 1942, 43 et 44, du fait des terribles hécatombes de la guerre contre les Allemands. Or ce sont ces classes creuses qui arrivent maintenant à l’âge du service militaire. Le nombre des enfants mâles nés en Russie est tombé à 2 100 000 en 1940, à 1 800 000 en 1941, à 800 000 en 1942, à 300 000 en 1943 et 44. En 1960, il y aura non seulement peu de soldats mais peu de travailleurs. La Russie d’aujourd’hui… peut consommer beaucoup, mais moins produire et moins se battre.

ELLE OFFRE LA PAIX À CEUX AUXQUELS IL FAUT OFFRIR LA GUERRE SOCIALE, PORTANT CELLE-CI EN PLEIN CŒUR DE LEUR SYSTÈME ! »1

En effet, seule la Force des Choses — la Crise qui ne pouvait manquer de venir démentir la prétention stalinienne de tout résoudre par des « manœuvres » — avait pu contraindre l’assemblée du Congrès à des abjurations aussi graves.

Les Spoutniks sont-ils en mesure de démentir l’hypothèse ? De prouver que le pouvoir d’État est toujours aussi solidement assis dans le « grand pays socialiste » ? Comme si une expérience de balistique, même remarquable, pouvait infirmer l’approche d’une crise démographique, et pis, effacer des faits reconnus2 tels que l’infériorité de la production russe par tête d’habitants sur la moyenne occidentale et la gravité de la situation agricole ! Et comme si ce n’était pas la future vaincue de la guerre, l’Allemagne, qui avait mis au point ces V2 que l’on est bien en droit de considérer comme les ancêtres des prétendus « satellites » artificiels d’aujourd’hui !3

La thèse de la crise reste donc bien ferme sur ses deux pieds. Mais la crise elle-même, sont-ce des Spoutniks qui peuvent la conjurer ?

Si oui, pourquoi diable cette aggravation du ton implorant du XXe Congrès qui, depuis avril 1957, se manifeste dans la diplomatie russe, et que n’ont atténuée ni le formidable succès publicitaire des Bébés-Lune, ni la ratée de Pamplemousse au milieu d’une hilarité mondiale ?

Libres à ceux qui en sont réduits à ne pas comprendre que présenter le capitalisme comme un « interlocuteur valable » pour la « sauvegarde de l’espèce » est un crime, de trouver généreuses, voire pathétiques les nouvelles propositions de l’U.R.S.S. à la Sous-Commission du Comité de Désarmement et ses derniers « efforts en faveur de la paix » : la vile comédie des télégrammes de Boulganine aux gouvernements capitalistes pour une « Bonne Année » émulative ; les lettres amicales aux chefs des pays de l’O.T.A.N. sur la brûlante question des rampes de lancement, et enfin la nouvelle réduction des effectifs de l’armée soviétique !

Nous, marxistes, nous y entendons gronder la même voix de défaite qu’au XXe Congrès. Derrière les vaines clameurs du triomphe, elle n’a même fait que s’enfler encore !

* * *

Le Spoutnik, c’est en quelque sorte l’« arme nucléaire » de l’offensive de paix soviétique dont les « mesures » proposées pour la détente internationale seraient les armes « conventionnelles ». Autrement dit, il est à la diplomatie ce que la bombe atomique est à la guerre. De là le mépris que nous lui vouons, comme facteur de paix plus encore que comme « révolution de la science ».

Qu’elle emploie ou non les armes atomiques, n’en déplaise à l’infâme pacifisme minimaliste d’aujourd’hui, la guerre impérialiste reste la guerre impérialiste, c’est-à-dire l’ANTITHÈSE de cette autre violence historique que nous revendiquons, parce qu’elle seule peut fonder le socialisme (et donc la paix) dans le monde : la révolution du prolétariat.

Pour la diplomatie, il n’en va pas autrement que pour la guerre : avec ou sans Spoutniks, « une offensive de paix » reste une offensive de paix, c’est-à-dire l’ANTITHÈSE d’une attaque révolutionnaire à la SOCIÉTÉ capitaliste, ou d’une préparation à cette attaque.

« La paix, c’est l’équilibre des terreurs ». Mot cynique du ministre capitaliste CHURCHILL, mais mot auquel il suffit d’ajouter que l’ÉQUILIBRE NE PEUT ÊTRE MAINTENU INDÉFINIMENT pour qu’il soit marxiste. Sur cette base, que peut se proposer SÉRIEUSEMENT la diplomatie ?

— de FIXER MOMENTANÉMENT un équilibre des terreurs ? Chose possible dans certaines conditions (qui ne sont manifestement pas celles d’aujourd’hui, où la course entre les impérialistes prend une allure démente), mais qui résulterait du jeu de forces économiques, et non de l’action des diplomates. Chose en tout cas ignoble (et d’autant plus ignoble qu’elle serait présentée comme « résultat socialiste »), car elle ne sortirait pas des cadres de la terreur elle-même.

— de FIXER DÉFINITIVEMENT UN TEL ÉQUILIBRE ? Chose et ignoble et impossible. Les LOIS de l’économie capitaliste, qui obligent la production à une continuelle EXPANSION, suscitent à la fois les ANTAGONISMES entre les nations productrices et la révolution perpétuelle des ARMEMENTS, en même temps que du mode de production. Sans antagonismes, il n’y aurait pas de terreur. Mais dès le moment qu’ils existent, demander l’équilibre définitif, c’est demander que chacun des adversaires veuille bien ne pas prendre d’avantage sur l’autre : c’est-à-dire la Lune !

— d’ÉTABLIR UN ÉQUILIBRE DANS L’HARMONIE, SANS TERREUR ? C’est ce qui est impliqué dans le « désarmement » auquel personne ne croit réellement. Ici, la diplomatie soviétique a inventé, avec la thèse de la « possibilité de coexistence pacifique », un argument qui vaut son pesant d’or : c’est possible, parce que l’adversaire S’IMAGINE seulement être un adversaire ! (Car c’est ça, en substance). Que le « socialisme » russe ne soit pas l’adversaire du capitalisme, nous nous tuons à le dire depuis des décades, et nous enregistrons avec satisfaction cet aveu. Mais que les États Impérialistes — au nombre duquel il compte, et en bonne place — ne soient pas, par essence, des adversaires… c’est au-dessous de toute critique.

Tous ceux qui osent parler de l’équilibre SANS TERREUR seraient à envoyer au cabanon… s’ils n’avaient à cela des raisons de classe pour lesquelles la Révolution les collera au poteau.

En conclusion, sur le plan des rapports entre États, une « offensive de paix » ne décide ni n’améliore rien. Sur le plan des rapports de classes, c’est une entreprise ouvertement contre-révolutionnaire parce que 1) elle confie à la « raison » (incarnée, la malheureuse, par les politiciens et les diplomates !) le bannissement de la violence capitaliste, qui revient à la seule VIOLENCE RÉVOLUTIONNAIRE ; 2) qu’elle abandonne ainsi au Capital le soin de « sauvegarder l’espèce », qui revient au seul SOCIALISME.

Donc, plus le Spoutnik a de poids comme « arme diplomatique », plus aussi il tombe sous les coups de la critique marxiste de la Diplomatie comme « facteur de paix ».

Mais dira-t-on, le Spoutnik n’est pas seulement une arme diplomatique : c’est, en puissance, une ARME tout court. M. Khrouchtchev ne l’a pas caché : « qui possède le satellite, possède aussi le missile, qui sera sans pitié ! » Oui : disons même que toute la force « atomique » du Spoutnik comme arme diplomatique lui vient de ce qu’il peut présenter, tel Janus, deux visages : celui de la Paix aux Gobe-Lune du public — et celui de la guerre à l’« interlocuteur » (ou adversaire ?!) de l’autre camp. Telle est sa supériorité sur les engins nucléaires qui explosent grossièrement sur la terre, pulvérisant, en attendant autre chose… la thèse de la POSSIBILITÉ D’UNE COEXISTENCE PACIFIQUE. Nous proposons donc cette définition du Spoutnik : c’est une fusée intercontinentale tenue en l’air autant par les nécessités d’une politique de trahison au prolétariat socialiste que par les lois de la physique.

À ce titre4 il a dix fois plus de droits à la haine des rares prolétaires révolutionnaires (et non aveuglement et sottement pacifistes) que la bombe atomique en personne !

En tant qu’arme potentielle, pourtant, il pourrait contribuer à la paix en modifiant en faveur de l’U.R.S.S. l’ÉQUILIBRE DES TERREURS ! C’est bien ce qu’a suggéré Khrouchtchev, et nous saluons avec joie ces paroles franchement IMPÉRIALISTES propres à dessiller les yeux. Pour y répondre, ne cherchons pas plus loin que les propres paroles de M. Zorine, diplomate « socialiste » à la sous-commission du comité de désarmement, le 27 août 1957 :

« Les dirigeants des puissances occidentales soutiennent volontiers, pour justifier leur position, que la possession d’armes nucléaires par certains États exerce un effet PRÉVENTIF et DIMINUE le risque d’une guerre atomique… NATURELLEMENT, IL N’Y A LÀ RIEN DE VRAI ! BIEN AU CONTRAIRE L’HISTOIRE ENSEIGNE QUE LA COURSE AUX ARMEMENTS A TOUJOURS SON ABOUTISSANT LOGIQUE, QUI EST LA GUERRE ! »

Mais il s’agissait là des armes NUCLÉAIRES ? Oui : non parce que cela n’est pas vrai pour TOUTES les armes, mais parce que ce socialisme-là a dégringolé du niveau DÉMOCRATIQUE (donc non communiste) de la suppression des guerres en régime capitaliste, au niveau SOUS-démocratique de l’humanisation de la guerre !

Après cela, M. Gobe-Lune va-t-il croire qu’il suffit de « dénaturer » un missile en « satellite » artificiel pour annihiler chez l’adversaire toute impulsion à vous rattraper, et donc pour bloquer la course aux armements ? Que l’U.R.S.S. est sortie de cette course du simple fait qu’elle a maintenu ce missile à une altitude pseudo-sidérale ? Il lit la chronique internationale des journaux !

* * *

Spoutnik, où est donc ta victoire, pour la Guerre comme pour la Paix ? Pour la guerre, quand l’U.R.S.S. doit s’attendre à des difficultés accrues dans les prochaines années dans cet effort gigantesque pour rattraper l’Occident auquel le prolétariat russe et des pays satellites est sacrifié ? Pour la paix, quand dans la diplomatie « l’U.R.S.S. propose », mais que les « U.S.A. et leurs alliés disposent » ! Car c’est bien de cela que se plaint, en bon philistin, M. Zorine dans toutes les réunions du « désarmement ».

« Interdire l’arme atomique et à hydrogène (30 Avril 1957) : ils refusent catégoriquement !

Du moins, alors, arrêter d’urgence les essais atomiques ! Cela ferait au moins obstacle dans une certaine mesure au perfectionnement de l’arme atomique »5 (27 août 1957). Quelle dégringolade ! De la paix, à l’interdiction des armes atomiques ; et de celle-ci à la bombe atomique NON PERFECTIONNÉE !

L’Occident ne put alors se tenir de lui donner, par la bouche de… Jules Moch une petite leçon bien méritée de radicalisme : « L’arrêt des essais, PREMIÈRE mesure pour éliminer l’arme atomique ? Quand il laisse libre la Grande-Bretagne, les U.S.A. et l’U.R.S.S. d’augmenter sans limites leurs stocks, et de disposer d’assez de bombes pour détruire quinze fois toute l’humanité ? » « Drôle de « première mesure », en effet ! Si l’on veut être sérieux, poursuivait l’orateur, il faut « arrêter la production des matières fissiles à fins militaires » ». Et il exposait tout un plan de contrôle qui (« dans les questions d’argent pas de plaisanteries », comme disait ironiquement K. Marx ; même quand il s’agit de « sauvegarde de l’espèce » comme on voit !) ne COÛTERAIT PAS CHER : 30 millions de dollars par an, pour un budget militaire global des 5 Grands de 60 milliards de dollars ».

Touchée au vif (dans sa propre production de matières fissiles, ne pouvons-nous nous empêcher de penser !) l’U.R.S.S. se rabattit piteusement sur un procès d’intentions : « EN LIANT la cessation des essais nucléaires à l’arrêt de la production des matières fissiles, dit M. Zorine, les Puissances Occidentales MONTRENT qu’elles sont loin de vouloir contribuer à l’arrêt de ces essais ! »

C’était dire en clair que l’arrêt de la production des matières fissiles à fins militaires ÉTAIT DU DOMAINE DE L’UTOPIE. Mais alors que vient-on nous chanter… même pas de la paix, mais de la guerre « humanisée » non atomique ! Cette réponse de l’U.R.S.S. autorise en effet à dire : en repoussant l’arrêt de la production des matières fissiles, l’U.R.S.S. a montré qu’elle est loin de POUVOIR (les procès d’intention nous intéressent peu !) contribuer à l’interdiction de l’arme atomique !

Après tout cela, il s’est trouvé un certain Rajagopalachari (ancien gouverneur de l’Inde) pour écrire à M. Khrouchtchev de prendre énergiquement le taureau par les cornes et de « renoncer unilatéralement à l’utilisation des armes NUCLÉAIRES », ce qui, disait-il « n’aurait pas manqué d’entraîner des réactions en chaîne dans le domaine de l’esprit humain »6. Dans notre ignorance, nous nous demandons encore si c’était un fin humoriste, ou bien un homme qui s’était profondément assimilé les enseignements du XXe Congrès sur la force de l’exemple, et le rôle décisif de l’« esprit » dans l’histoire. M. Khrouchtchev, en lui répondant, (car il répondit, avec tout le tact nécessaire) s’en est prudemment tenu pour sa part à la solide expérience de l’humanité sur le rôle de la force : « Impossible, car cela affecterait la SÉCURITÉ de l’État soviétique ».

Le Spoutnik a été lancé, mais la question du désarmement, elle, en est au même point mort que le 30 avril, quand M. Zorine pour la relancer, ANNONÇA que l’U.R.S.S. acceptait le contrôle international, question sur laquelle toutes les précédentes discussions étaient allées échouer depuis des années.

On peut même dire qu’elle va plus mal. La réunion de l’O.T.A.N. a en effet montré que l’on était arrivé à la période de COMMERCIALISATION des engins nucléaires, c’est-à-dire à la diffusion de la fameuse « menace atomique ». Et l’on fait de toutes parts la moue sur le plan polonais de « désatomisation » d’une zone-tampon (?)

Aux U.S.A., le vote du budget militaire nous confirme ce que nous disions plus haut de l’effet du Spoutnik dans la course aux armements : les sommes allouées à la production d’engins balistiques sont accrues d’UN MILLIARD DE DOLLARS, les sommes affectées aux engins conventionnels étant réduites. (L’ensemble du budget est augmenté de 900 millions de dollars). Humanisation de la guerre ? Et joute pacifique dans le cadre de l’Année géo-physique internationale ?

Que peut opposer à cette folle course un « communisme » roulé de la fiction politique du désarmement à la science-fiction de la paix des Spoutniks ? Les cohortes des partisans de la paix, philistins impuissants s’il en fût ? Cela revient à dire : RIEN !

* * *

Un savant soviétique annonce pour bientôt un feu d’artifice de Spoutniks : pas des centaines, des MILLIERS, a-t-il précisé. Étant donné ce qui nous est dit dans l’article que le lecteur trouvera plus loin sur l’« apport scientifique » de l’expérience actuelle, on ne voit pas ce qu’il y a à gagner à ce qu’elle soit multipliée par mille. Le résultat le plus clair sera probablement une hécatombe de chiens. Ou bien compte-t-on multiplier par mille le respect que le Spoutnik a inspiré au public comme astre (artificiel) de socialisme et comme espoir de paix ?

Ce respect (nous espérons l’avoir démontré pour la paix) est superstitieux, religieux. Les entités religieuses, nous savons depuis les THÈSES SUR FEUERBACH qu’il faut non seulement les « ramener à leur base temporelle » (profane), mais aussi expliquer « précisément le fait » que cette base temporelle se détache d’elle-même et se fixe dans les nuages, en tant que royaume indépendant », ce qui ne peut être fait que par les conflits et les contradictions INTÉRIEURS de cette base temporelle ».

La base temporelle du Saint Spoutnik, c’est la société russe qu’on nous dit socialiste. Mais « le fait précisément » que cette société qui l’a produit, le propose à l’adoration des foules « fixé là-haut dans les nuages » comme symbole d’une paix qu’on chercherait vainement sur la Terre, c’est-à-dire comme « royaume indépendant » de la paix PROUVE QU’ELLE EST ELLE-MÊME toute déchirée par les CONTRADICTIONS du capitalisme, toute engagée dans le CONFLIT impérialiste.

Ce n’est donc pas une société socialiste, et la « révolution des rapports entre les Hommes » qu’impliquerait le Spoutnik selon la propagande, n’a pas plus de réalité que la « révolution dans les rapports entre l’Homme et l’Univers » sur laquelle elle a « scientifiquement » (!) tant déliré. Quant au « bouquet » de Spoutniks qu’on nous annonce, ce sera la meilleure image, dans sa démence même, des contradictions paroxystiques d’un « État socialiste » qui ne peut pas avouer qu’il est un impérialisme comme les autres avant d’avoir TOUT tenté pour repousser ce moment fatal, mais qui peut moins encore reprendre la direction de la lutte révolutionnaire mondiale, ou même seulement se placer sur son terrain.

La base temporelle du monde religieux, disait Marx « IL FAUT LA COMPRENDRE DANS SA CONTRADICTION POUR LA RÉVOLUTIONNER ENSUITE PRATIQUEMENT, EN LEVANT LA CONTRADICTION ». La base capitaliste et impérialiste du Saint Spoutnik — qui sera demain tout un panthéon ! — il faut que le prolétariat international la comprenne, au lieu de s’abandonner aux insipides rêveries inter-planétaires dans lesquelles un nouvel illuminisme criminel voudrait l’entraîner. Lui seul, en RÉVOLUTIONNANT le monde, EN LEVANT par sa DICTATURE libératrice les contradictions économiques d’un capitalisme qui tient tout le globe dans ses griffes, peut mettre fin à la Terreur de la Guerre, à l’infâme et fragile Paix des Spoutniks !

Notes

  1. Dialogue avec les Morts ch. Chiffres et Pacifisme p.78 ↩︎
  2. Dialogue avec les Morts: Troisième journée. ↩︎
  3. Sur la question: satellite artificiel ou engin balistique? consultez l’article suivant: Triviale ressurection de l’Illuminisme. ↩︎
  4. Compte tenu de sa valeur scientifique question qu’il fallait élucider en la dégageant des énormes stupidités de la propagande, dénoncées même par certains savants bourgeois: cf: Triviale ressurection de l’Illuminisme. ↩︎
  5. – cette citation (ainsi que toutes celles de ce passage) se trouve dans les n° 2 356-57 de la « documentation française » consacrés en décembre 1957 au désarmement. ↩︎
  6. Le Monde, le 15 janvier 1958. ↩︎