Présentation
Catégories: Life of the Party, Union Question
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Le parti, même dans les périodes les plus défavorables, a toujours considéré comme un de ses devoirs fondamentaux la participation aux luttes ouvrières et la définition de normes précises pour l’action revendicative.
Dans le cadre de la poursuite de notre étude de la question syndicale nous publions dans ce numéro de la revue une série d’articles qui prennent en considération les divers aspects de cette question et la position du parti envers eux.
Le premier article traite de la situation en Pologne, où les grèves et la répression étatique, alliée à la duperie démocratique de type pro-occidental, démontrent encore une fois qu’aucune variante de régime du Capital, aucune violence ou mystification opportuniste ne peut empêcher l’explosion de la lutte de classes, et confirment notre prévision selon laquelle le prolétariat sera toujours et partout contraint de reconstruire ses propres organisations économiques de défense. De même, c’est contre les lois et les forces des États, à l’est comme à l’ouest, que devra se réaliser ce schéma historique nécessaire pour la reprise ouvrière. Le lecteur constatera, à travers ce court article, combien est large le fossé entre l’orientation classiste qu’il développe clairement et les imbécillités suivistes et confuses de tous les groupuscules qui, soit glorifient le « modèle polonais », soit, pire encore, n’ont rien à dire si ce n’est des banalités du genre : « la Pologne, un an après, vive la lutte de classes », formules qui pourraient être reprises pour n’importe quel pays et quasiment par n’importe qui d’un peu « radical ». Les exclamations bruyantes n’ont jamais remplacé l’analyse marxiste, au contraire, elles ont souvent prouvé que ceux qui se gargarisent des premières n’ont plus les moyens de s’orienter clairement, n’ont plus de points de repère. Et quand une organisation n’est plus capable de définir sans équivoque, sans ambiguïté, ses orientations concrètes d’action, c’est qu’elle a fait faillite.
Suit une étude brève mais dense de la parabole accomplie par les syndicats dans les vieilles métropoles capitalistes. Cette étude a paru dans le n° 1 (janvier-avril 1979) de notre revue théorique en langue italienne, Comunismo.
Le troisième texte est un rapport tenu lors de la réunion générale du Parti en mai 1981, qui spécifie le rôle et la fonction des militants communistes sur le terrain des luttes ouvrières immédiates. Ce rapport avait déjà paru en italien dans les numéros 82 à 85 (juin-septembre 1981) de Il Partito Comunista.
Enfin, on examinera rapidement la situation en France, afin de mettre en lumière à grands traits l’intégration des syndicats tricolores, leur fonction d’agents bourgeois dans les rangs ouvriers et de tracer la perspective qui permette à la classe de défendre ses intérêts sur des positions qui sont les siennes, avec ses propres méthodes et revendications, contre toutes les orientations légalitaires, corporatistes et collaborationnistes, sans concession et compromis envers tous les groupes confusionnistes de la dite gauche syndicale et, dans tous les cas, hors et contre les syndicats de régime.