Parti Communiste International

ATTAQUE CONTRE LES TRAVAILLEURS

Depuis plusieurs décennies la dette de l’État français ne fait qu’augmenter à la suite de déficits abyssaux : sous le gouvernement Sarkozy l’endettement de l’État a augmenté de 622 milliards d’euros, sous celui de Hollande de 425 milliards et pour finir sous celui de Macron la dette a augmenté de 1087 milliards pour atteindre au totale 3345 milliards, soit 113,9 % du PIB.

Cependant l’endettement n’est pas propre à l’État français, tous les États croulent sous la dette, ne serait-ce que la dette du Japon qui atteint 229 % de son PIB, celle de l’Italie 138 %, les États-Unis eux-même voient leur endettement publique atteindre les 120 %, etc… Et si l’on se réfère à l’endettement privé, alors là, le niveau d’endettement explose : 208 % pour la Corée du Sud, 200 % pour l’impérialisme chinois, 182 % pour le Japon, etc, etc. La liste est très longue.

La propagande bourgeoise veut vous faire croire que si l’État est endetté, c’est de la faute des travailleurs ; leurs retraites sont trop hautes, les services publics coûtent trop cher, il y a trop de retraités par rapport à la population active, vous ne travaillez pas assez etc.. ! La grande bourgeoisie et ses différents gouvernements, qu’ils soient de gauche ou de droite, ne sont pas à un mensonge et à une mystification près.

La réalité c’est que le système capitaliste à l’échelle mondiale est en crise. Le but de la production sous le capitalisme n’est pas la satisfaction des besoins humains, mais l’accumulation du capital. Les capitalistes investissent et cet investissement doit rapporter un profit ; et si ce profit n’est pas suffisant l’on investit ailleurs, là où le profit est le plus élevé. Pour réaliser le profit il faut vendre la production, ce qui permet ensuite de recommencer un nouveau cycle d’accumulation. Cela conduit à produire pour produire. Mais il arrive un moment où la production dépasse les capacités du marché, tant national qu’international ; les marchandises alors s’accumulent sur les étals, les stocks gonflent, la production ralentit, puis s’arrête, les impayés et les faillites explosent, les ouvriers sont laissés sur le carreau, bref l’on a une crise classique de surproduction typique du mode de production capitaliste. Sous l’ancien régime l’on avait des crises agricoles dues aux intempéries et au faible rendement agricole, d’où les famines. Sous le capitalisme, le chômage et la misère résultent d’une trop grande abondance de biens !

De 1945 à 1973, par suite des destructions massives de la deuxième guerre mondiale, les crises du capitalisme ne dépassaient pas le cadre nationale pour les USA et l’Angleterre, et le cadre régional pour les autres pays ; voire la crise restait limitée à une branche de la production, tandis qu’une autre branche de la production prenait le relais. Mais depuis la grande crise internationale de 1973-75, les crises de surproduction sont internationales et récurrentes.

Par suite de l’augmentation de la productivité du travail, le taux de profit lui-même chute, ce qui se traduit par un ralentissement général de l’accumulation du capital et donc de la croissance industrielle. Par exemple, la production industrielle en France a crû de 6 % par an en moyenne entre 1952 et 1974, tandis qu’entre 1974 et 2007 cette même croissance annuelle est tombée à 1,2 %. Et aujourd’hui depuis la grande récession de 2008-2010, la production industrielle française a chuté de 12 % par rapport au maximum atteint en 2007. Et ce qui est vrai pour la France l’est pour le capitalisme mondial, que ce soit les USA, la Russie – qui est devenue une puissance impérialiste secondaire-, l’Allemagne, le Japon, etc. Et même les pays capitalistes jeunes, comme la Chine, qui après avoir connu des rythmes fous d’accumulation du capital, sont à leur tour touchés par la crise de surproduction. Il essayent alors d’écouler toute leur merde sur les autres marchés, dont celui européen.

Et dans chaque crise, que fait l’État bourgeois ? Il se précipite pour sauver le mode de production capitaliste et les privilèges et intérêts de la classe dominante, que le gouvernement soit démocratique ou fasciste comme en Russie ou en Chine.

Pour cela il n’hésite pas à s’endetter lourdement, comme il l’a fait sous Sarkosy. L’essentiel c’est de sauvegarder les banques, la bourse, les grands monopoles, etc. D’où l’endettement général de tous les États. Cette situation s’est trouvée aggravée par la politique économique suivie par la grande bourgeoisie financière et industrielle et appuyée par leur État. Toute une partie de la production industrielle a été délocalisée vers des cieux où le taux de profit était plus élevé, parce les travailleurs pouvaient être exploités plus férocement. Cette même bourgeoisie démocratique va ensuite parler sans aucune pudeur des « droits de l’homme ».

Selon les pays, cette délocalisation a été plus ou moins importante ; la France a ainsi perdu 2 millions de postes dans l’industrie, ce qui représente évidemment des cotisations et des impôts en moins et a entrainé un déficit commercial devenu structurel de presque 100 milliards par an. Dans le même temps les grandes multinationales se sont mises à sous-traiter toute une partie de la production auprès de moyennes entreprises où les conditions de travail sont plus difficile et les salaires plus bas.

Cette politique économique a permis à la bourgeoisie mondiale de gagner trente ans. Cependant le « remède » se révèle pire que le mal. Tôt ou tard l’endettement devient insoutenable et apparaissent de nouveaux monstres impérialistes modifiant le rapport des forces à l’échelle mondiale et conduisant à de nouveaux déséquilibres.

Pour revenir au capitalisme français, chaque année l’État français verse près de 270 milliards aux entreprises sans contre-partie, ni aucun contrôle. Les fameuses multinationales sont celles qui en profitent le plus, alors qu’elle réalisent de fabuleux profits, profits qu’elles reversent ensuite à cette couche de parasites que l’on appelle les actionnaires. Ainsi en 2024, les entreprises en France ont reversé aux actionnaires la somme fabuleuse de 68,8 milliards d’euros. Un montant record en Europe. Malgré la crise, depuis 2021 le montant des dividendes bat des records. C’est un vrai pillage soutenu par l’État et les différents gouvernements qui se sont succédés.

Et bien c’est à vous, travailleurs, que l’on demande de rembourser la dette. On est toujours dans une société de classe, où la classe dominante vit de l’exploitation de la classe travailleuse.

Le capitalisme est devenu un système parasitaire qui entrave le développement de l’humanité et qui nous précipite dans une terrible crise mondiale et vers une troisième guerre mondiale, dont on voit aujourd’hui les prémices avec l’invasion de l’Ukraine par l’impérialisme russe qui veut ressusciter la Grande Russie et les massacres au Moyen-Orient perpétrer par l’État fasciste israélien, qui n’est rien d’autre qu’un fort Alamo américain au Moyen-Orient.

La solution existe, c’est le capitalisme lui-même qui l’a produite en socialisant les forces productives. En substituant à la petite production du paysan et de l’artisan, la grande production industrielle qui s’appuie sur le travail collectif du prolétariat, qui ne possède ni la propriété des moyens de production, ni celle du produit du travail, le capitalisme a développé à grande échelle la base économique de la société communiste.

Il ne reste qu’une chose à faire : exproprier la grande bourgeoisie financière, industrielle et terrienne, abolir les rapports de production capitalistes, le salariat et le capital, supprimer toute comptabilité mercantile et tout commerce et passer à une gestion communiste de la production et de la distribution.

Mais pour ce faire, le premier pas est de vous organiser dans de vrais syndicats de classe en remplaçant la direction opportuniste par des révolutionnaires. Le second pas est de rejoindre les rangs du Parti Communiste International qui vise au renversement de la grande bourgeoisie pour passer au Communisme, c’est-à-dire à une société sans classe, où tout rapport d’exploitation aura disparu.