Parti Communiste International

Il Soviet 1919/27

La gioventù socialista e il partito

La discussione fra partecipazionisti (il brutto neologismo non poteva mancare!) e astensionisti ferve nelle file del movimento giovanile socialista.

Il Comitato Nazionale riunito a Roma dopo lunga discussione ha approvato la mozione del C.C. secondo cui la questione va rimessa alle decisioni del Partito – con l’eccezione dei rappresentanti le Puglie e l’Umbria.

Intanto da ogni parte giungono manifestazioni in senso opposto di sezioni e consessi giovanili – notevole quello emiliano-romagnolo.

Non vogliamo lasciar passare una botta di traverso allungata a noi nella discussione di Roma da un compagno del C.C. giovanile. Questi ha detto, secondo l’“Avanti!”, che le “ questioni teoriche – elezionismo o no – allignano proprio in quelle zone dov’è fiacca e recente l’organizzazione proletaria. Dove si lavora e si educa da tempo la massa, ivi si opera integralmente e assiduamente con tutti i mezzi legali e antilegalitari [toh! chi si rivede: l’integralismo!]. Beghe teoriche non risolvono il problema rivoluzionario ma soltanto l’opera pratica e fattiva di tutti i giorni”.

La tirata non é nuova per noi, usi alle obiezioni degli avversari riformisti. Ma quello che ci è nuovo è che il simpatico C. possa parlare di lavoro ed opera assidui e fattivi, quando egli di lavorare nel Partito non ha mai voluto saperne, fino a farsi tirare più volte le orecchie da chi di ragione.

Con che non vogliamo urtare il nostro giovane amico e compagno, ma solo additare al suo culto dell’estetica la magra figura che egli fa montando sul pulpito tarlato del praticismo empirico e facilone.

Ou élection ou révolution

Tandis que l’attention de nombreux camarades commence malheureusement à se polariser sur les prochaines batailles électorales, l’influence du courant opposé à la participation aux élections s’élargit dans les rangs du Parti, et les uns comme les autres insistent sur la nécessité du Congrès National.

Cependant la Direction ne se prononce pas, et tandis que les élections approchent, elle diffère la convocation du Congrès.

Nous voulons attirer l’attention sur ce qu’entre autres choses intéressantes, le camarade Lénine écrit, dans une lettre aux travailleurs d’Europe, publiée par la « Riscossa » de Trieste :
« Il y a aujourd’hui des hommes comme Maclean, Debs, Serrati, Lazzari, etc., qui comprennent qu’il faut en finir avec le parlementarisme bourgeois… » [« Riscossa » de Trieste  (censuré)].

Après cette considération, qui découle logiquement de l’adhésion de notre parti à la IIIe Internationale, Lénine écrit :
« Même dans la république la plus démocratique, le parlement bourgeois n’est rien d’autre qu’une machine d’oppression contre des millions d’ouvriers contraints de voter les lois que d’autres font à leurs dépens. Le socialisme a admis les luttes parlementaires à seule fin d’utiliser la tribune du Parlement dans des buts de propagande tant que la lutte devra nécessairement se dérouler à l’intérieur de l’ordre bourgeois. »

Ici aussi le texte est coupé par la censure. Mais, ajoutons-nous, la lutte du prolétariat est internationale et sa tactique, comme le dit clairement le programme de Moscou accepté par notre direction, est internationalement uniforme. Il existe déjà trois républiques communistes, nous sommes donc en plein dans le cours historique de la révolution, et la période où la lutte se déroulait à l’intérieur de l’ordre bourgeois est finie.

Appeler encore le prolétariat aux urnes équivaut tout simplement à déclarer qu’il n’y a aucun espoir de réaliser ses aspirations révolutionnaires et que la lutte devra nécessairement se dérouler à l’intérieur de l’ordre bourgeois.

C’est donc le programme de la dictature prolétarienne et l’adhésion à la IIIe Internationale que la Direction du parti a reniés lorsqu’elle a décidé de participer aux élections. Comment ne pas voir cette funeste contradiction ? Comment ne pas comprendre que dire aujourd’hui au prolétariat « Aux urnes » signifie l’inviter à se détourner de tout effort révolutionnaire pour conquérir le pouvoir ?

Nous, nous crions de toutes nos forces « Le Congrès ! le Congrès ! »

Il n’est pas possible de continuer ainsi. Et au moment où la bourgeoisie se prépare à juguler les républiques soviétiques, tombent les illusions de certains de nos camarades, pourtant révolutionnaires convaincus, mais qui aiment trop la facilité et qui, jugeant stériles les discussions programmatiques et théoriques (horreur), s’en tirent en disant « De toutes façons, aux élections on n’y arrivera pas ! »

Camarades « praticiens », on y arrivera aux élections ! Et tandis que le sacrifice et l’honneur de sauver la révolution reviendront tout entiers aux prolétaires russes et hongrois qui versent leur sang sans regret, en nous faisant confiance, nous, nous enverrons au banquet parlementaire de Montecitorio une centaine de héros de la pacifique joute électorale en oubliant allègrement toute dignité et toute foi dans ces orgies de bulletins.

Réussirons-nous à conjurer ce danger ?